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Syrie : accord à Vienne sur un "calendrier" de transition et d'élections, mais pas sur Assad


L'Allemand Frank-Walter Steinmeier à Vienne, le 14 novembre 2015.

L'Allemand Frank-Walter Steinmeier à Vienne, le 14 novembre 2015.

Des élections devront être organisées en Syrie d'ici 18 mois, avec la formation d'un gouvernement de transition d'ici six mois. Le sort de Bachar al-Assad reste un sujet de désaccord.

Les diplomaties mondiales, dont celles des Etats-Unis et de la Russie, réunies samedi pour des pourparlers sur la Syrie à Vienne, se sont mises d'accord sur un calendrier concret visant à organiser d'ici 18 mois des élections dans le pays, ont déclaré les ministres des Affaires étrangères allemand et américain.

Pour autant, "nous avons toujours des divergences concernant ce qu'il doit advenir de Bachar al-Assad", a indiqué le Secrétaire d'Etat américain John Kerry.

"Le calendrier concret sur lequel nous nous sommes entendus aujourd'hui est celui d'élections dans 18 mois en Syrie", à l'issue d'"un processus qui comprendra la formation d'un gouvernement de transition d'ici six mois", a déclaré le ministre allemand Franz-Walter Steinmeier après ces discussions.

M. Kerry a confirmé lors d'une conférence de presse l'accord sur cette feuille de route alors qu'une vingtaine de pays, aux positions très divergentes, notamment Téhéran et Moscou, étaient réunis dans la capitale autrichienne.

L'objectif est aussi d'organiser d'ici le 1er janvier une rencontre entre représentants de l'opposition syrienne et du régime de Damas et de pouvoir imposer un cessez-le-feu dans le conflit qui déchire le pays depuis quatre ans, a-t-il ajouté.

"Nous devons viser parallèlement à obtenir un cessez-le-feu dans tous le pays", a exposé l'envoyé spécial de l'ONU pour la Syrie Staffan de Mistura.

"Ça a encore l'air utopique, mais nous avons toutes les puissances autour de la table", a relevé M. Steinmeier, ajoutant que "la réunion a été entièrement placée sous le signe" des attentats sanglants qui frappé la France vendredi soir. Ces événements ont "accru la détermination à aller de l'avant", a-t-il estimé, affirmant avec force que "les tueries en Syrie doivent prendre fin".

Le sort du président syrien Assad est une des principales pierres d'achoppement des pourparlers, la Russie et à l'Iran refusant les exigences d'un retrait immédiat de leur allié.

Une nouvelle rencontre de ce "groupe international d'assistance à la Syrie", composé d'une vingtaine de pays, doit avoir lieu "dans environ un mois", selon un communiqué publié à l'issue de cette réunion.

AFP

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