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La Syrie à l’heure du multipartisme


Une assemblée du parti Baas à Damas

Une assemblée du parti Baas à Damas

Selon l’agence officielle SANA, le projet de loi qui a reçu l’approbation du gouvernement permettrait la création d’un parti à condition que ce dernier ne soit pas fondé sur “la religion, une affiliation tribale ou des intérêts régionaux”.

Le gouvernement syrien a donné son satisfecit à un projet de loi autorisant l’existence de partis politiques autres que le parti au pouvoir. Le parti Baas de Bashar al-Assad a dominé l’espace politique en Syrie durant plusieurs décades.

Le projet de loi sur le multipartisme est le dernier geste conciliant en date de la présidence, après plus de quatre mois de protestations contre le gouvernement. Par contre, cette promesse de réforme intervient au moment même où les forces de sécurité syriennes procèdent à l’arrestation de plusieurs dizaines de personnes un peu partout à travers le pays.

Selon les organisations de défense des droits humains, les forces de sécurité syriennes ont tué au moins 1.600 civils durant la campagne de répression contre les protestataires, alors que le pouvoir a rejeté la responsabilité de la plupart des actes de violence sur des soi-disant terroristes et islamistes qui, selon Damas, ont causé la mort de centaines d’agents de l’ordre.

Des soldats de l'armée syrienne

Des soldats de l'armée syrienne

Parmi les desiderata de la contestation, l’abolition d’une disposition de la Charte fondamentale qui stipule que le parti Baas de M. Assad est “le leader de l’Etat et de la société”. Selon l’agence officielle SANA, le projet de loi qui a reçu l’approbation du gouvernement permettrait la création d’un parti à condition que ce dernier ne soit pas fondé sur “la religion, une affiliation tribale ou des intérêts régionaux”.

Cette nouvelle loi requiert l’aval du parlement syrien avant d’être promulguée.

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