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Syrie : Obama et Erdogan souhaitent une transition sans Assad


President Barack Obama and Turkish Prime Minister Recep Tayyip Erdogan shake hands at the end of a news conference in the Rose Garden of the White House in Washington, Thursday, May 16, 2013. (AP Photo/Charles Dharapak)

President Barack Obama and Turkish Prime Minister Recep Tayyip Erdogan shake hands at the end of a news conference in the Rose Garden of the White House in Washington, Thursday, May 16, 2013. (AP Photo/Charles Dharapak)

A l’issue de leur entretien jeudi à la Maison Blanche, le président Barack Obama et le Premier ministre turc Recep Tayyip Erdogan ont tenu une conférence de presse conjointe.

« Nous sommes tous les deux d’accord qu’Assad doit partir. Il faut qu’il transmette le pouvoir à une autorité de transition, c’est la seule façon dont nous allons résoudre cette crise. Nous allons œuvrer pour une Syrie inclusive de toutes les ethnies et groupes religieux, une source de stabilité et non d’extrémisme, parce que c’est dans l’intérêt de tous les pays, particulièrement de la Turquie », a déclaré le chef de l’exécutif américain.

Saluant la générosité de l’allié turc, qui accueille sur son sol 400 000 réfugiés syriens, M. Obama a souligné qu’Ankara allait jouer un rôle important dans les prochaines semaines. Allusion à la conférence de paix qui doit se tenir début juin à Genève. Ce sera une nouvelle occasion pour tenter de mettre fin au bain de sang et empêcher que la Syrie ne devienne une base pour les terroristes.

Au sujet du rôle des Etats-Unis, M. Erdogan a usé d’une métaphore : « Vous parlez de la moitié vide du verre, mais je préfère regarder la moitié pleine de ce verre au lieu de la moitié vide. Nous aimerions voir la communauté internationale plus sensible à ce qui se passe en Syrie. C’est ce que recherche la Turquie, et je crois que les Etats-Unis font la même chose. »

MM. Obama et Erdogan ont aussi discuté du processus de paix israélo-palestinien et de l’Iran. Le premier ministre turc a prévu de se rendre à Gaza et en Cisjordanie en juin. Et le président américain a souligné que tous deux pensent qu’il est crucial de ne pas laisser l’Iran acquérir l’arme nucléaire et risquer de déclencher une course aux armements dans la région.
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