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Sursis des poursuites contre Teodorin Obiang : la CIJ se prononce mercredi


Teodorin Obiang, fils du président de la Guinée équatoriale Teodoro Obiang Nguema et vice-président du pays, prononce un discours lors de la 70e session l’Assemblée générale des Nations unies à New York, 30 septembre 2015.

La Cour internationale de Justice (CIJ) se prononcera mercredi sur la requête de la Guinée équatoriale lui demandant de sommer Paris de suspendre les procédures judiciaires contre le fils du président de ce pays d'Afrique centrale.

La décision sera lue par le vice-président de la Cour, Abdulqawi Ahmed Yusuf, à 15H00 (14H00 GMT), a indiqué la CIJ dans un communiqué.

Agé de 47 ans, promu vice-président de Guinée équatoriale fin juin par son père Teodoro Obiang Nguema au pouvoir depuis 37 ans, Teodorin Obiang, est poursuivi en France pour blanchiment d'abus de biens sociaux, de détournement de fonds publics, d'abus de confiance et de corruption.

Hôtel particulier dans un quartier huppé de Paris, voitures de marques prestigieuses, acquisition d'une partie de la collection Yves Saint Laurent-Pierre Bergé pour 18,3 millions d'euros, grands crus, costumes sur mesure: les dépenses somptuaires de Teodorin Obiang en France étaient très éloignées du quotidien du petit pays pétrolier d'Afrique centrale, dont plus de la moitié des habitants vivent sous le seuil de pauvreté.

Dans cette affaire "des biens mal acquis", Teodorin Obiang a multiplié les actions en justice pour tenter de mettre un terme à la procédure, invoquant notamment son statut à l'époque de deuxième vice-président de Guinée équatoriale qui octroyait selon lui une immunité.

Mais la Cour de cassation, la plus haute juridiction française, avait estimé que les faits reprochés avaient été commis à "des fins personnelles", relevant de sa vie privée et donc détachables des fonctions étatiques protégées par la coutume internationale. Le procès doit commencer le 2 janvier.

Lors d'une audience publique, la Guinée équatoriale avait affirmé en octobre devant les juges de la CIJ avoir été traitée de manière "injuste et insultante". La France avait de son côté dénoncé une tentative de "maquillage juridique".

Avec AFP

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