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Soudan : le président Omar el-Béchir entame un nouveau quinquennat


Le président Omar el-Béchir

Le président Omar el-Béchir

En dépit des appels de divers ONGs au boycottage de la cérémonie d'investiture, à Khartoum, six chef d'Etat, dont ceux du Tchad, d'Ethiopie et de Mauritanie, y ont pris part.

Quelques semaines après sa victoire controversée aux premières élections multipartites du Soudan depuis 24 ans, le président Omar el-Béchir a entamé, jeudi, un nouveau quinquennat à tête du pays.

La cérémonie d’investiture du chef de l’Etat soudanais a eu lieu au siège du Parlement à Khartoum. Six de ses homologues africains ont effectué le voyage de Khartoum pour l’occasion, notamment ceux du Tchad, d’Ethiopie et de Mauritanie. Les pays occidentaux ont, pour leur part, envoyé des délégations de second ordre.

Dans son discours d’investiture, le président Béchir a promis qu’il n’y aura pas un retour à la guerre avec le Sud-Soudan, où un référendum d’autodétermination est prévu en janvier 2011.

Le président Omar el-Béchir

Le président Omar el-Béchir

Des ONG comme Amnesty International et Human Rights Watch avaient appelé au boycottage de la cérémonie, rappelant que le président Omar el-Béchir est toujours sous le coup d’une inculpation de la Cour pénale internationale.

« Aucune légitimité ne doit être accordée au président Béchir. Il demeure un criminel de guerre recherché et c’est, en partie, pourquoi nous appelons au boycottage de la cérémonie », avait déclaré Geraldine Mattioli, de Human Rights Watch avant la cérémonie d’investiture.

Les élections soudanaises du mois dernier ont été boycottées par plusieurs partis d’opposition. Les observateurs électoraux ont estimé qu’elles ne répondaient pas aux normes internationales de transparence et d’équité.

Depuis, la répression des militants de l’opposition s’est intensifiée au Soudan. Ainsi, le propriétaire du journal d’opposition Rai al-Shaab et quatre de ses journalistes ont été arrêtés il y a deux semaines, tout comme l’opposant Hassan al-Turabi. Tous sont accusés de tentative de déstabilisation du gouvernement.

On ignore quelle incidence aura le régime du président Omar al-Béchir sur le référendum du Sud-Soudan. Cette région devrait, de l’avis des observateurs, opter pour l’indépendance ; une éventualité que le chef de l’Etat s’est engagé à accepter, mais beaucoup de questions cruciales demeurent en suspend, notamment la démarcation des frontières et la répartition des revenus pétroliers.

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