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Le sud-soudanais Riek Machar quitte Khartoum pour des "examens médicaux" en Afrique du Sud


L'ex-rebelle sud-soudanais Riek Machar parle au téléphone dans l'État de Jonglei, Soudan du sud, le 1 février 2014.

L'ex-rebelle sud-soudanais Riek Machar parle au téléphone dans l'État de Jonglei, Soudan du sud, le 1 février 2014.

L'ex-chef des rebelles du Soudan du Sud Riek Machar a quitté mercredi Khartoum où il vit en exil depuis qu'il a fui Juba après de violents combats en juillet, disant se rendre en Afrique du Sud pour des "examens médicaux".

C'est la première apparition devant la presse de Riek Machar depuis juillet. Selon les journalistes, l'ex-dirigeant rebelle paraissait en bonne santé.

"Je me rends à présent en Afrique du Sud pour des examens médicaux supplémentaires (...) après cela je quitterai l'Afrique du Sud", a-t-il déclaré aux journalistes à l'aéroport de Khartoum, sans préciser où il se rendait par la suite.

Le Soudan a accueilli l'été dernier Riek Machar pour un traitement médical, selon les autorités de Khartoum.

En 2015, M. Machar était devenu vice-président d'un gouvernement d'union nationale avec le président Salva Kiir mais il a fui Juba après des combats meurtriers à l'arme lourde qui ont eu lieu en juillet dans la capitale sud-soudanaise entre ses forces et celles de M. Kiir.

Fin septembre, Riek Machar avait annoncé son intention de "lancer une résistance populaire armée contre le régime autoritaire et fasciste du président Salva Kiir afin d'apporter au pays la paix, la liberté, la démocratie et le règne de la loi".

Il avait lancé cet appel depuis Khartoum, estimant que l'accord de paix obtenu en août 2015 grâce à la communauté internationale n'était plus valide.

La communauté internationale a vivement condamné l'appel de Riek Machar à déclencher une nouvelle guerre contre le gouvernement sud-soudanais.

Les violences se poursuivent dans plusieurs régions du Soudan du Sud. Ainsi, le Haut-Commissariat de l'ONU pour les réfugiés (HCR) s'est inquiété le 30 septembre de la situation d'environ 100.000 personnes "piégées" dans la localité de Yei (150 km aud sud-ouest de Juba), qui est encerclée par les forces gouvernementales sud-soudanaises.

Avec AFP

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