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Première mondiale aux Etats-Unis : le traitement d’un patient paralysé avec des dérivés de cellules souches embryonnaires humaines


Première mondiale aux Etats-Unis : le traitement d’un patient paralysé avec des dérivés de cellules souches embryonnaires humaines

Première mondiale aux Etats-Unis : le traitement d’un patient paralysé avec des dérivés de cellules souches embryonnaires humaines

L'objectif de ce premier essai, annoncé par la firme californienne de biotechnologie Geron Corporation, est d'évaluer , dans un premier temps, la tolérance de ces cellules dérivées nommées GRNOPC1 chez des personnes paralysées à la suite d'une lésion de la moelle épinière. L’efficacité du traitement sera testée durant les phases suivantes.

Il est essentiel que les dérivés de cellules souches soient reçus dans une période de moins de 14 jours après l’apparition de la blessure. Le premier participant à cet essai clinique est un patient du centre Shepherd de Réhabilitation et de Recherche d’Atlanta.

Les chercheurs souhaitent vérifier l'hypothèse selon laquelle les dérivés de cellules souches pourraient régénérer les neurones endommagés. Si tel était le cas, le patient pourrait retrouver la sensibilité et, probablement, la faculté de mouvement. Les cellules souches embryonnaires ont la capacité de se multiplier et de devenir tout type de cellules corporelles. A noter que le principal défi est de s'assurer qu’elles deviennent bien celles voulues, et non des intruses sous la forme de tumeurs cancéreuses.

« Nous attendions ce moment depuis longtemps, et nous y voila. Il faut espérer que tout ira bien. A n’en pas douter, c’est un pas en avant », a confié à la presse américaine Susan Solomon, directrice de New York Stem Cell Foundation.

L’utilisation est aussi prometteuse que controversée. Le président Barack Obama a levé en 2009 les restrictions sur l'utilisation de fonds publics pour la recherche sur les cellules souches embryonnaires, imposées en 2001 dès le début du mandat de George W. Bush. Toutefois, en août dernier, un juge fédéral a ordonné le gel des fonds gouvernementaux destinés à ces programmes. Puis la décision a récemment été suspendue en appel, permettant ainsi la poursuite des recherches.

Certains groupes conservateurs et religieux s’élèvent contre le prélèvement de ces cellules sur l'embryon humain au début de son développement.

Toutefois, le problème éthique pourrait être contourné, grâce notamment à une nouvelle méthode annoncée le mois dernier - la possible utilisation des cellules souches adultes de l’épiderme humain.

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