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JO-2024: Rome jettera l'éponge sans le soutien de la maire Virginia Raggi


Luca Cordero Di Montezemolo, président du comité "Roma 2024". (AFP / GABRIEL BOUYS)

Luca Cordero Di Montezemolo, président du comité "Roma 2024". (AFP / GABRIEL BOUYS)

Rome renoncera à être candidate pour les Jeux Olympiques de 2024 si, d'ici le 7 octobre, sa nouvelle maire Virginia Raggi, ne soutient pas ce projet, a affirmé mardi le président du comité olympique italien (Coni), Giovanni Malago.

"Si d'ici au 7 octobre, la commune ne garantit pas (la candidature), on ne pourra pas aller de l'avant", a-t-il affirmé lors d'une conférence de presse.

Rome est l'une des quatre villes candidates à l'organisation des Jeux en 2024 avec Paris, Budapest et Los Angeles. Le 7 octobre, les candidats doivent envoyer au Comité olympique international (CIO) la deuxième partie de leur dossier.

Il serait possible en théorie, faute du soutien des autorités communales, de nommer un commissaire du gouvernement, pour pallier à cette défection "mais nous ne trouvons pas cela juste, car nous voulons respecter tout le monde", a-t-il ajouté.

La nouvelle maire de Rome, élue en juin dernier sous l'étiquette du Mouvement Cinq Etoiles (M5S, populiste), n'a pas caché son peu d'entrain pour l'organisation de ces Jeux Olympiques. Elle ne s'est pas encore prononcée, mais le blog du fondateur du mouvement, Beppe Grillo, auquel elle a juré une fidélité absolue, a publié vendredi une tribune intitulée: "Les Jeux à Rome ? Non merci !".

- Rome endettée à hauteur de 13 milliars d'euros -

Argument invoqué, Rome est déjà endettée à hauteur de 13 milliards d'euros, et la priorité est de régler les problèmes des Romains, dont la mobilité, et non d'organiser des Jeux Olympiques, selon le M5S.

"Le coût pour le citoyen romain sera de zéro" centime, a assuré sur ce point mardi M. Malago, défendant son dossier aux côtés de Luca Cordero Di Montezemolo, président du comité "Roma 2024", et ancien patron de la Ferrari.

Le budget sera de 5,3 milliards d'euros, entièrement à la charge du Coni, des sponsors et de l'Etat italien, a-t-il détaillé.

Le coût des investissements sera de l'ordre de 2,1 milliards d'euros, entièrement à la charge de l'Etat. Le budget de fonctionnement sera lui entièrement couvert par le Coni, qui recevra une enveloppe de 1,7 milliard de dollars du CIO, et par le sponsoring, a assuré M. Malago.

Les JO sont "un grand projet de remise à niveau de l'urbanisme" de la ville de Rome, a souligné M. Di Montezemolo.

Les défenseurs de la candidature de la ville éternelle font également valoir que les JO créeraient quelque 177.000 emplois, selon une étude commandée à une université romaine.

Le dossier de Rome a le soutien appuyé du chef du gouvernement italien Matteo Renzi, qui s'est dit par avance "très triste" si Rome devait jeter l'éponge.

Avec AFP

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