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Le Sud-Soudan pourrait prendre son référendum en main, a dit son président


Affiches d'artistes sud-soudanais exhortant la population à s'inscrire sur les listes pour le référendum du 9 janvier (Archives)

Affiches d'artistes sud-soudanais exhortant la population à s'inscrire sur les listes pour le référendum du 9 janvier (Archives)

A quelques trois mois du référendum, d’aucuns redoutent que les nombreux problèmes d’organisation du vote relancent les hostilités entre le Nord et le Sud-Soudan ; d’autant plus que les deux régions ne sont toujours pas entendues sur la démarcation de leurs frontières communes et le partage des revenus pétroliers.

Le Sud-Soudan pourrait être obligé d’organiser unilatéralement son référendum d’autodétermination si Khartoum tente de retarder le scrutin du 9 janvier, a déclaré le président sud-soudanais, Salva Kiir, à une délégation du Conseil de sécurité en visite à Juba. Dans l’espoir d’unifier la région avant cette échéance cruciale, Salva Kiir vient d’amnistier trois mouvements rebelles sudistes.

Le séjour, au Sud-Soudan, de la délégation du Conseil de sécurité s’inscrit dans le cadre des efforts relatifs au référendum du 9 janvier. La délégation évaluera également la situation humanitaire au Darfour, a indiqué l’ambassadeur des Etats-Unis à l’ONU, Susan Rice.

Selon son collègue britannique, Mark Lyall Grant, le président sud-soudanais Salva Kiir a déclaré qu’il pourrait être nécessaire pour le Sud-Soudan d’organiser son propre référendum. Le Conseil de sécurité fera pression sur les deux parties pour que le référendum se tienne à temps avec des résultats crédibles, a indiqué l’ambassadeur Grant.

Mercredi, le président Salva Kiir a accordé l’amnistie à George Athor, Gatluak Gai et Gabriel Tanginye, trois anciens officiers sudistes entrés en rébellion, et les a invités à rejoindre les forces sudistes. Leurs hommes bénéficient également de la mesure.

En plus des troubles provoqués par les rebellions, d’autres problèmes pourraient compliquer le processus en cours au Sud-Soudan, avertit Alun McDonald, porte-parole de l’ONG Oxfam :

« A côté des problèmes politiques qui attendent d’être résolus, les deux questions-clé de l’heure sont la protection de la population de la violence, celle qui a lieu maintenant et qui pourrait s’amplifier après le référendum. L’autre problème concret est l’incroyable pauvreté du Sud-Soudan, une des régions les plus pauvres et les moins développées du monde », a expliqué le porte-parole d’OXFAM.

A quelques trois mois du référendum, d’aucuns redoutent que les nombreux problèmes d’organisation du vote relancent les hostilités entre le Nord et le Sud-Soudan ; d’autant plus que les deux régions ne sont toujours pas entendues sur la démarcation de leurs frontières communes et le partage des revenus pétroliers.

On s’attend à ce que le Sud-Soudan vote pour faire sécession du Nord, une option à laquelle beaucoup de leaders sudistes, y compris le président Salva Kiir, sont favorables.



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