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Afrique du Sud : la réforme agraire a du plomb dans l’aile selon le gouvernement


Une vue de Soweto

Une vue de Soweto

Les autorités sud-africaines tentent de procéder selon la formule « acheteur désireux/vendeur consentant », contrairement à la confiscation des terres sans compensations opérée au Zimbabwe voisin.

L’Afrique du Sud éprouve des difficultés à réaliser son objectif de transférer 30% des terres agricoles aux Noirs d’ici 2014. Le ministre sud-africain du Développement rural et de la réforme agraire, Gugile Nkwinti, l’a dit, mercredi, à la presse et expliquant que le gouvernement risque de ne pas pouvoir mobiliser les 5,6 milliards de dollars nécessaires à l’opération.

Les autorités sud-africaines tentent de procéder selon la formule « acheteur désireux/vendeur consentant », contrairement à la confiscation des terres sans compensations opérée au Zimbabwe voisin. Cette politique du gouvernement de Harare est généralement perçue comme responsable de la dramatique baisse de la production agricole au Zimbabwe au cours des dix dernières années.

Le ministre Mwiti s’est exprimé au Parlement, où son gouvernement a présenté une nouvelle proposition de réforme agraire. Celle-ci vise à rompre avec le passé sans perturber de manière « significative » l’agriculture, a-t-il expliqué.

Le nouveau système, a-t-il dit, visera à assurer que tous les Sud-Africains, en particulier les Noirs des zones rurales, disposent de terres pour leurs habitations et leurs moyens de vie.

Ecoutez, au micro de Timothée Donangmaye, David Zounménou Dossou de l’Institut d’études de la sécurité de Pretoria.

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