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Soudan : un opposant arrêté pour avoir fait campagne pour une collègue placée en garde à vue


Un membre de la sécurité soudanaise monte la garde débout à l'extérieur d'un bureau de vote, au deuxième des élections présidentielle et législatives à Khartoum, Soudan, le 14 avril 2015.

Un membre de la sécurité soudanaise monte la garde débout à l'extérieur d'un bureau de vote, au deuxième des élections présidentielle et législatives à Khartoum, Soudan, le 14 avril 2015.

Sa collègue, Sandra Kaduda, avait été arrêtée alors qu'elle partait rejoindre une manifestation de l'opposition le 12 avril, la veille du début des élections.

Lui-même, Jalal Moustafa, responsable du parti (du Congrès soudanais), a été arrêté mardi chez sa collègue, rapporte le secrétaire général du parti, Abdel Gayoum Awad.

Amnesty International indique que Mme Kaduda avait pourtant été libérée trois jours plus tard avec des traces de mauvais traitements sur le corps.

L’opposition signale aussi que quatre autres membres du parti ont été détenus par les forces de sécurité au cours de la semaine écoulée.

Pour M. Awad, le procureur de la sécurité de l'Etat envisagerait de les inculper pour tentative de "renverser l'ordre constitutionnel", une accusation passible de la peine capitale.

Samedi, des agents du NISS avaient confisqué les exemplaires tirés du quotidien indépendant Al-Youm al-Tali, expliquant à son rédacteur en chef que la mesure avait été décidée à cause de la publication par le journal d'un article la veille sur Mme Kaduda.

Des organisations de défense des droits de l'Homme ont accusé le gouvernement d'étouffer les médias et la société civile avant les élections.

Avec AFP

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