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Soudan du Sud : première rencontre entre gouvernement et rebelles


Le 21 janvier 2015, le président soudanais Salva Kiir serre la main du leader rebelle Riek Machar. (AP Photo)

Le 21 janvier 2015, le président soudanais Salva Kiir serre la main du leader rebelle Riek Machar. (AP Photo)

L'accord de paix a été signé fin août mais les combats n'ont pas cessé pour autant. La délégation rebelle doit négocier la formation d'un gouvernement de transition et d'union nationale avec le camp gouvernemental.

Des représentants des rebelles et du gouvernement sud-soudanais se sont rencontrés pour la première fois mardi 22 décembre à Juba en vue de mettre en application l'accord de paix, a annoncé le chef des médiateurs est-africains dans un communiqué.

Celui-ci a mis en garde les délégations que cette rencontre n'aboutisse qu'à des "beaux discours et de vaines paroles".

Malgré l'accord de paix signé fin août pour mettre fin à deux ans de guerre civile, les combats n'ont en effet pas cessé et de nombreuses échéances prévues ont été dépassées sans que les deux camps respectent leurs engagements.

La délégation rebelle, arrivée lundi dans la capitale sans son chef Riek Machar, doit négocier la formation d'un gouvernement de transition et d'union nationale avec le camp gouvernemental du président Salva Kiir.

"Beaucoup restent sceptiques sur la réalité de la paix". Pour lever ces "doutes compréhensibles", "il faut des mesures concrètes", a souligné le botswanais Festus Mogae, qui dirige la Commission conjointe de surveillance et d'évaluation mise sur pied par l'organisation régionale des pays d'Afrique de l'Est (IGAD) pour superviser l'accord de paix.

Le Soudan du Sud a proclamé son indépendance en juillet 2011, sur les ruines de décennies de conflit avec Khartoum, avant de replonger deux ans et demi plus tard dans la guerre en raison de dissensions politico-ethniques au sein de l'armée, alimentées par la rivalité à la tête du régime entre MM. Kiir et Machar.

Le conflit, marqué par des atrocités attribuées aux deux camps, a fait des dizaines de milliers de morts et chassé plus de 2,2 millions de personnes de chez elles.

Les délégués ont observé une minute de silence en mémoire des victimes.

"Faisons en sorte que cela ne soit pas qu'un geste vide de sens seulement pour les caméras", a déclaré Festus Mogae, ancien président du Botswana. "J'espère sincèrement que ce Noël 2015 sera le dernier célébré dans un contexte de conflit".

Avec AFP

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