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Pénuries d'eau et de carburant à Khartoum


Des enfants soudanais remplissent un réservoir d'eau du fleuve Nil à Khartoum, au Soudan, 5 mai 2009. (AP Photo / Abd Raouf)

Des enfants soudanais remplissent un réservoir d'eau du fleuve Nil à Khartoum, au Soudan, 5 mai 2009. (AP Photo / Abd Raouf)

Ce manque d'eau et de carburant s'ajoute aux coupures d'électricité qui ont lieu depuis plusieurs semaines dans la capitale soudanaise, où vivent sept millions de personnes.

Des habitants dans plusieurs quartiers de Khartoum faisaient la queue mercredi devant les stations-service et les citernes d'eau à cause d'une pénurie.

Des files de dizaines de voitures étaient visibles mercredi devant plusieurs stations-service et de nombreux habitants, transportant des seaux, attendaient l'arrivée de citernes mobiles dans leur quartier, sous un soleil de plomb.

"Je patiente depuis trois heures", a indiqué Essam Youssef, fonctionnaire, assis dans sa voiture près d'une station-service du nord de la capitale.

"Il fait chaud et comme c'est le ramadan, je jeûne. Cela dure depuis une semaine. Ils disent qu'il n'y a plus de benzène", a-t-il ajouté.

"Nous recevons 50% de moins de benzène qu'avant, sans que l'on sache pourquoi", a expliqué un employé d'une station-service, Badraddin Ali.

"Notre station est l'une des plus grandes du nord de Khartoum mais nous ne pouvons pas vendre de carburant à ces personnes", a-t-il ajouté en montrant du doigt une longue file de voitures.

De nombreux quartiers étaient également privé d'eau.

"Cela fait six jours, ça accentue les difficultés à faire le ramadan", a dit Siham Mohamed, une habitante issu d'un quartier populaire de Khartoum. "Nous achetons l'eau des citernes à 65 livres soudanaises (4,16 euros) le tonneau et nous en avons besoin de quatre (chaque jour) pour notre famille".

Derrière elle, des groupes de femmes et d'enfants transportant des seaux attendaient l'arrivée d'une citerne.

Les autorités ont reconnu la pénurie d'eau qui frappe certains quartiers de la capitale soudanaise.

Gestionnaire d'une station de pompage d'eau, Khalid Ali a expliqué qu'il y avait "un manque d'eau dans certains endroits de Khartoum et d'Omdourman", ville située en face de Khartoum de l'autre côté du Nil, car "l'une de nos principales stations de pompage est en maintenance" et cela a affecté la distribution.

Contacté par l'AFP, un responsable au ministère de l'Energie a toutefois nié l'existence d'une pénurie de carburant, affirmant que les propriétaires de véhicules consommaient "plus que d'habitude".

Avec AFP

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