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Des rebelles soudanais s'engagent à ne plus enrôler d'enfants-soldats


Démobilisation d'enfants soldats à Gumuruk dans l'État de Jonglei, Sud-Soudan, le 27 janvier 2015.

Démobilisation d'enfants soldats à Gumuruk dans l'État de Jonglei, Sud-Soudan, le 27 janvier 2015.

Un important groupe rebelle soudanais s'est engagé à ne pas recruter de force ou utiliser des mineurs, en signant un plan d'action avec l'ONU à Genève.

En mars dernier, le Soudan avait été le premier à signer un plan d'action similaire avec l'ONU.

La signature avec la branche nord du Mouvement populaire de libération du Soudan (SPLM-N) s'est déroulée au Palais des Nations, siège de l'ONU à Genève, en présence de la Représentante spéciale de l'ONU pour les enfants et les conflits armés, Leila Zerrougui, et du président du SPLM-N, Malik Agar.

Mme Zerrougui a annoncé aux journalistes que les Nations unies finalisaient un accord similaire avec trois autres groupes rebelles au Darfour - le Mouvement pour la justice et l'égalité (JEM), l'Armée de libération du Soudan-Abdel Wahid Nour (SLA-AW) et le groupe Armée de libération du Soudan (ALS) du chef Minni Minnawi.

"Nous sommes très attachés à ce document", a déclaré M. Agar, lors d'une conférence de presse à l'issue de la cérémonie.

Il a expliqué que l'utilisation des enfants durant les conflits n'était pas le fruit d'une "pratique volontaire" des parties, mais un "effet du conflit".

Dans son dernier rapport, couvrant 2015, Mme Zerrougui fait état de seulement quelques dizaines de cas d'enfants recrutés de force ou utilisés par les forces armées et rebelles au Soudan.

S'exprimant dans une conférence de presse séparée, elle a espéré que le plan d'action permette à l'ONU d'obtenir un "plein accès" aux régions concernées pour dresser un véritable état des lieux, et vérifier si des enfants étaient utilisés ou enrôlés par le SPLM-N.

"L'accès fait partie du plan d'action", a expliqué le représentant de l'Unicef au Soudan, Abdullah Fadil, soulignant que jusqu'à présent, le manque d'accès empêchait de chiffrer correctement l'étendue du problème.

M. Agar, ancien gouverneur du Nil Bleu devenu chef du SPLM-N, a estimé pour sa part que son groupe était favorable à la venue de l'ONU, soulignant que c'est "le gouvernement (qui) ne donne pas accès à l'ONU pour aller dans ces régions".

En octobre dernier, le SPLM-N a annoncé qu'il suspendait des discussions de paix avec le gouvernement après que ce dernier eut été accusé par Amnesty International d'avoir perpétré des attaques chimiques dans la région du Darfour.

Avec AFP

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