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Soudan du Sud : Washington et Londres évoquent des sanctions


Le président Barack Obama lors d'une réunion sur la situation au Soudan du Sud à Addis Ababa, Ethiopie, 27 juillet 2015 (Reuters)

Le président Barack Obama lors d'une réunion sur la situation au Soudan du Sud à Addis Ababa, Ethiopie, 27 juillet 2015 (Reuters)

L’appel est lancé à l’ONU contre le gouvernement du Soudan du Sud qui a refusé lundi de signer un accord de paix.

L'envoyé américain à l'ONU pour les affaires politiques, David Pressman, a qualifié de "scandaleux" le nouvel échec des négociations sud-soudanaises.

Selon lui, les quinze membres du Conseil de sécurité de l'ONU doivent "agir pour mobiliser nos ressources collectives et faire monter la pression en conséquence sur ceux qui frustrent les efforts de paix.

"Si le gouvernement ne signe pas l'accord Igad +, nous devrons tous nous montrer fermes au cours des prochaines étapes", a déclaré pour sa part mardi l'ambassadeur adjoint britannique à l'ONU, Peter Wilson.

"Nous ne pouvons pas rester impassibles", a-t-il poursuivi.

Le président Salva Kiir, présent dans la salle des négociations, a refusé de signer l’accord, demandant 15 jours pour consulter son camp.

Le chef de la rébellion, Riek Machar, a lui ratifié le document.

L'accord de paix a été négocié par le groupe "Igad +" comprenant les huit pays de l'organisation intergouvernementale est-africaine (Igad) ainsi que notamment l'ONU, l'Union européenne, l'Union africaine, la Chine, le Royaume-Uni et les Etats-Unis, pour mettre fin à vingt mois de guerre civile.

En juillet dernier, l'ONU a décrété des sanctions contre six chefs militaires sud-soudanais: trois du côté des forces gouvernementales et trois du côté des rebelles. Il s'agissait du gel des avoirs financiers et de l’interdiction de voyager.

Le Conseil envisage désormais d'ajouter d'autres responsables sur cette liste et d'introduire un embargo sur les armes. Ses membres débattront de la question lors d'une réunion mardi prochain.

La Chine, qui a des intérêts pétroliers au Soudan du Sud, souhaite laisser plus de temps au gouvernement. "La meilleure solution serait de parvenir à un accord", a déclaré l'ambassadeur de Chine à l'ONU, Liu Jieyi.

Le Secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon a lui salué mardi la signature de l'accord par le chef de la rébellion, tout en exprimant son "profond espoir de voir le président Kiir signer l'accord d'ici" 15 jours.

Le Soudan du Sud, plus jeune État au monde, a proclamé son indépendance en juillet 2011 après 30 ans de conflit contre Khartoum. Il a replongé dans la guerre en décembre 2013. Un conflit marqué par des massacres et atrocités contre des civils, qui a fait des dizaines de milliers de morts.

Avec AFP

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