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Soudan du Sud: un journaliste torturé et laissé pour mort


Des déplacés marchent dans une allée clôturée de barbelés, à la base des Nations Unies dans la capitale Juba, Soudan du Sud.

Des déplacés marchent dans une allée clôturée de barbelés, à la base des Nations Unies dans la capitale Juba, Soudan du Sud.

Joseph Afandy, reporter de presse écrite en langue arabe, torturé et laissé pour mort près d'un cimetière, a été retrouvé après un appel qu’il a fait à ses collègues de la radio privée Eye Radio, installée à Juba.

Le journaliste sud-soudanais a été récemment enlevé dans la capitale Juba, a rapporté mardi l'un de ses collègues à un média local.

Cette nouvelle attaque contre un journaliste au Soudan du Sud intervient alors que la victime, Joseph Afandy, reporter de presse écrite en langue arabe, se remettait à peine d'une détention de deux mois, sans inculpation, après avoir critiqué l'attitude des autorités de Juba face à la guerre civile déclenchée en décembre 2013.

M. Afandy, enlevé vendredi par des inconnus circulant dans un 4x4 blanc aux vitres teintées, a appelé à l'aide depuis son téléphone après avoir été abandonné près d'un cimetière.

"Nous l'avons retrouvé en mauvais état. Il avait été frappé et brûlé aux jambes", a indiqué un de ses collègues à la radio privée Eye Radio, installée à Juba.

Le journaliste est à présent hospitalisé.

Plusieurs organisations de défense des droits de l'Homme ont accusé les forces de sécurité gouvernementales d'intimidations et de violences à l'encontre de journalistes, étouffant toute velléité de débat sur les moyens de mettre un terme à une guerre civile dévastatrice.

Sept journalistes ont été tués en 2015 alors qu'ils couvraient le conflit qui a déjà fait plusieurs dizaines de milliers de morts. La plupart ont été tués dans les combats, mais au moins l'un d'eux a été abattu en août dans ce qui s'apparente à une exécution ciblée.

De même, le journaliste George Livio, qui travaille pour une radio soutenue par les Nations unies, la radio Miraya, est toujours en détention depuis son arrestation en août 2014. Il n'est toujours pas passé devant un juge.

Le Soudan du Sud est en 125e position sur 180 pays, dans le classement établi par l'organisation Reporters sans Frontières sur la liberté de la presse.

Avec AFP

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