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Soudan du Sud : le gouvernement n’a pas signé l’accord de paix


Deuxième journée de négociation entre le gouvernement et les rebelles du Soudan du Sud

Deuxième journée de négociation entre le gouvernement et les rebelles du Soudan du Sud

Le gouvernement a émis des réserves à la signature d'un document présenté un peu plus tôt lundi comme un accord de paix entre les rebelles et le parti au pouvoir alors qu’un ultimatum de la communauté internationale aux belligérants sud-soudanais s'expirait.

Pagan Amum, secrétaire-général du SPLM, parti au pouvoir au Soudan du Sud, et l'ancien vice-président Riek Machar, chef des rebelles qui affrontent l'armée sud-soudanaise, ont signé à Addis Abeba un document précossement qualifié par la médiation d'"accord de paix".

La signature du document était précédée par une poignée de main publique du président Salva Kiir, présent dans la salle, et Riek Macahar.

Le chef de la médiation, Seyoum Mesfin, a précisé plus tard que "cette cérémonie de signature n'est pas complète sans la signature du gouvernement", précisant que le gouvernement "ont certaines réserves et ont décidé de repartir dans leur pays et mener des consultations".

"Le président (sud-soudanais Salva Kiir) reviendra d'ici 15 jours à Addis Abeba pour parachever l'accord de paix", a-t-il assuré, sans autre détail, en présence de la présidente de la Commission de l'UA, Nkosazana Dlamini-Zuma, du Premier ministre éthiopien Hailemariam Desalegn et du président kényan Uhuru Kenyatta.

M. Mesfin, chef de la médiation conduite depuis janvier 2014 par l'organisation sous-régionale Igad, a cependant salué "un grand jour dans la progression du processus de paix au Soudan du Sud". "Le gouvernement travaille désormais à la paix" et "a été partie prenante à cet accord de paix", a-t-il souligné.

La communauté internationale avait donné jusqu'à lundi aux parties pour parvenir à un accord de paix, menaçant plus ou moins directement MM. Kiir et Machar de sanctions ciblées.

Outre MM. Hailemariam, hôte des discussions, et M. Kenyatta, les présidents djiboutien Ismail Omar Guelleh, ougandais Yoweri Museveni et soudanais Omar el-Béchir, membres de l'Igad, avaient également fait le déplacement d'Addis dimanche soir mais avaient quitté la capitale éthiopienne lundi dans la journée.

Les négociations entre les camps Kiir et Machar n'ont jusqu'ici abouti qu'à la signature d'une série de cessez-le-feu jamais respectés.

Le Soudan du Sud, plus jeune Etat du monde, a proclamé son indépendance en juillet 2011 après 30 ans de conflit contre Khartoum.

Il a replongé dans la guerre en décembre 2013, quand des combats ont éclaté à Juba, avant de se propager à l'intérieur du pays, au sein de l'armée sud-soudanaise, minée par les dissensions politico-ethniques, sur fond de rivalité entre MM. Kiir et Machar, à la tête du SPLM.

Les observateurs estiment que le conflit a fait des dizaines de milliers de morts, dont de très nombreux civils. Quelque 2,2 millions de Sud-Soudanais ont été chassés de chez eux par les combats qui s'accompagnent de massacres à caractère ethnique et de multiples atrocités.

Avec AFP

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