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Soudan du Sud : Taban Deng Gai nommé vice-président à la place de Riek Machar


Le nouveau vice-président du Soudan du Sud Taban Deng Gai, à droite, vu ici lors d'une conférence de presse à Juba le 12 avril 2016.

Le nouveau vice-président du Soudan du Sud Taban Deng Gai, à droite, vu ici lors d'une conférence de presse à Juba le 12 avril 2016.

Le président du Soudan du Sud, Salva Kiir, a annoncé lundi avoir nommé Taban Deng Gai comme vice-président, en lieu et place de son grand rival Riek Machar, qui a fui la capitale Juba après les violents combats de début juillet.

"En tenant compte des recommandations des hauts dirigeants du SPLM/SPLA-IO (ex-rébellion, ndlr), pour la nomination du successeur du Premier vice-président de la République du Soudan du Sud, en vertu des pouvoirs qui me sont conférés (...), je publie ce décret républicain ordonnant la nomination de Taban Deng", a annoncé le président Kiir, selon un décret lu à la radio nationale.

Taban Deng, actuel ministre des Mines dans le gouvernement d'union nationale, avait été désigné samedi par une partie des responsables de l'ex-rébellion pour occuper les fonctions de vice-président, si Riek Machar ne revenait pas à Juba.

M. Machar a fui Juba dans la foulée des combats meurtriers qui ont opposé ses forces à celles de Salva Kiir dans la capitale, du 8 au 11 juillet, et qui ont coïncidé avec le cinquième anniversaire de l'accession à l'indépendance du pays.

La nomination de Taban Deng ne fait que confirmer les dissensions qui agitent l'ex-rébellion, et dont a su jouer le président Kiir, qui a réussi à mettre sur la touche, au moins provisoirement, son principal rival.

Riek Machar s'était employé à l'avance à rejeter la validité d'une nomination de Taban Deng au poste de vice-président. Vendredi, il avait en effet démis ce dernier de ses fonctions ministérielles.

M. Machar garde d'ailleurs le soutien de nombreux cadres et membres de l'ex-rébellion. Celle-ci a ainsi publié dimanche un communiqué reprochant à Taban Deng de se lancer dans une aventure personnelle et illégitime.

"Le bureau politique du SPLM/A IO condamne dans les termes les plus virulents la tentative de déstabiliser le SPLM/A IO et de détruire l'accord de paix (...) menée par le général Taban Deng Gai", a indiqué l'ex-rébellion.

Elle a reproché à Taban Deng d'agir par "vengeance personnelle" contre Riek Machar, et estimé que les responsables du SPLM/A IO lui ayant apporté leur soutien y avaient été "contraints" par le camp présidentiel.

Taban Deng, qui avait été le principal négociateur des ex-rebelles pour l'accord de paix d'août 2015, avait récemment estimé que l'ex-rébellion ne se résumait pas à la seule personne de Riek Machar.

Ancien puissant commandant rebelle lors de la lutte d'indépendance contre Khartoum, et ex-gouverneur de l'Etat pétrolier d'Unité (nord), ce membre de l'ethnie nuer comme Riek Machar s'était aussi aligné sur le refus du président Kiir d'accepter un renfort de Casques bleus.

M. Kiir avait demandé la semaine passée à M. Machar de rentrer à Juba pour poursuivre la mise en application d'un accord de paix signé en août 2015, censé mettre un terme à une guerre civile dévastatrice déclenchée en décembre 2013.

Mais M. Machar, dont les proches affirment qu'il se trouve toujours dans "les environs" de Juba, estime que sa sécurité n'est pas garantie dans la capitale et a conditionné son retour au déploiement d'une force d'intervention envisagée par les pays de la région.

Riek Machar était rentré en avril à Juba où il avait été réinstallé au poste de vice-président et avait formé avec le président Kiir un gouvernement d'union nationale.

Le président du Soudan du Sud, Salva Kiir, a annoncé lundi avoir nommé Taban Deng Gai comme vice-président, en lieu et place de son grand rival Riek Machar, qui a fui la capitale Juba après les violents combats de début juillet.

"En tenant compte des recommandations des hauts dirigeants du SPLM/SPLA-IO (ex-rébellion, ndlr), pour la nomination du successeur du Premier vice-président de la République du Soudan du Sud, en vertu des pouvoirs qui me sont conférés (...), je publie ce décret républicain ordonnant la nomination de Taban Deng", a annoncé le président Kiir, selon un décret lu à la radio nationale.

Taban Deng, actuel ministre des Mines dans le gouvernement d'union nationale, avait été désigné samedi par une partie des responsables de l'ex-rébellion pour occuper les fonctions de vice-président, si Riek Machar ne revenait pas à Juba.

M. Machar a fui Juba dans la foulée des combats meurtriers qui ont opposé ses forces à celles de Salva Kiir dans la capitale, du 8 au 11 juillet, et qui ont coïncidé avec le cinquième anniversaire de l'accession à l'indépendance du pays.

La nomination de Taban Deng ne fait que confirmer les dissensions qui agitent l'ex-rébellion, et dont a su jouer le président Kiir, qui a réussi à mettre sur la touche, au moins provisoirement, son principal rival.

Riek Machar s'était employé à l'avance à rejeter la validité d'une nomination de Taban Deng au poste de vice-président. Vendredi, il avait en effet démis ce dernier de ses fonctions ministérielles.

M. Machar garde d'ailleurs le soutien de nombreux cadres et membres de l'ex-rébellion. Celle-ci a ainsi publié dimanche un communiqué reprochant à Taban Deng de se lancer dans une aventure personnelle et illégitime.

"Le bureau politique du SPLM/A IO condamne dans les termes les plus virulents la tentative de déstabiliser le SPLM/A IO et de détruire l'accord de paix (...) menée par le général Taban Deng Gai", a indiqué l'ex-rébellion.

Elle a reproché à Taban Deng d'agir par "vengeance personnelle" contre Riek Machar, et estimé que les responsables du SPLM/A IO lui ayant apporté leur soutien y avaient été "contraints" par le camp présidentiel.

Taban Deng, qui avait été le principal négociateur des ex-rebelles pour l'accord de paix d'août 2015, avait récemment estimé que l'ex-rébellion ne se résumait pas à la seule personne de Riek Machar.

Ancien puissant commandant rebelle lors de la lutte d'indépendance contre Khartoum, et ex-gouverneur de l'Etat pétrolier d'Unité (nord), ce membre de l'ethnie nuer comme Riek Machar s'était aussi aligné sur le refus du président Kiir d'accepter un renfort de Casques bleus.

M. Kiir avait demandé la semaine passée à M. Machar de rentrer à Juba pour poursuivre la mise en application d'un accord de paix signé en août 2015, censé mettre un terme à une guerre civile dévastatrice déclenchée en décembre 2013.

Mais M. Machar, dont les proches affirment qu'il se trouve toujours dans "les environs" de Juba, estime que sa sécurité n'est pas garantie dans la capitale et a conditionné son retour au déploiement d'une force d'intervention envisagée par les pays de la région.

Riek Machar était rentré en avril à Juba où il avait été réinstallé au poste de vice-président et avait formé avec le président Kiir un gouvernement d'union nationale.

Avec AFP

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