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Soudan du Sud: préparatifs pour la formation d’un gouvernement de transition la semaine prochaine


Des soldats du gouvernement du Soudan du Sud à Koch, dans l'Etat d'Unity. (AP Photo/Jason Patinkin, File)

Des soldats du gouvernement du Soudan du Sud à Koch, dans l'Etat d'Unity. (AP Photo/Jason Patinkin, File)

Le numéro deux des rebelles sud-soudanais est rentré mardi à Juba dans le cadre d'un accord de paix signé en août 2015, moins d'une semaine avant l'arrivée prévue de son chef Riek Machar dans la capitale, a constaté un journaliste de l'AFP.

"Je suis venu réaffirmer que la paix ne sera pas remise en question", a déclaré Alfred Ladu Gore à la presse à l'aéroport de Juba, où il a atterri avec une délégation d'environ 60 personnes. "Nous sommes résolus à travailler ensemble dans nos efforts pour reconstruire ce pays".

Cet ancien général et ministre a toutefois condamné l'arrestation de 16 membres de la cellule communication des rebelles qui tentaient de mobiliser des partisans pour l'accueillir mardi. "La paix signifie la liberté d'expression et d'assemblée, même si vous n'êtes pas du même avis".

Un haut responsable du gouvernement sud-soudanais, Akol Paul, a accueilli M. Gore à l'aéroport, affirmant que "son arrivée signifie que la guerre est vraiment finie".

Conformément à l'accord de paix du 26 août 2015, un total de 1.370 soldats et policiers rebelles sont d'ores et déjà rentrés à Juba pour garantir la sécurité de M. Machar, qui doit, lui, y revenir lundi prochain pour former un gouvernement de transition avec le président Salva Kiir.

Riek Machar a été nommé vice-président du Soudan du Sud le 12 février, un poste qu'il occupait déjà au côté de M. Kiir avant le déclenchement du conflit en décembre 2013. Il n'a plus remis les pieds à Juba depuis le début du conflit, vivant en exil au Kenya et en Ethiopie.

Le retour de M. Machar, s'il se concrétise, serait un symbole important en vue de la mise en oeuvre de l'accord de paix, déjà maintes fois retardée.

Les relations entre les rebelles et l'armée restent de fait tendues, les premiers accusant les seconds de renforcer leur présence à Juba, officiellement censée être démilitarisée dans un rayon de 25 kilomètres, à l'exception des unités prévues par l'accord de paix. L'armée rejette ces accusations.

Le reste des forces armées, rebelles et régulières, doivent être cantonnées ailleurs dans le pays.

Lundi, les Etats-Unis ont condamné des attaques de l'armée sur des cantonnements rebelles dans le nord-ouest du pays, et assuré que des "informations crédibles" suggèrent que des troupes rebelles ont par ailleurs attaqué l'armée et des civils. Washington a appelé "toutes les parties à respecter leurs engagements".

Avec AFP

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