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Soudan du Sud : les négociations prolongées faute d’accord


Le président du Sud-Soudan, Salva Kiir, arrivant à Addis Ababa, le 12 juin, 2011

Le président du Sud-Soudan, Salva Kiir, arrivant à Addis Ababa, le 12 juin, 2011

Les parties au conflit au Soudan du Sud sont contraintes de poursuivre les négociations à Addis Abeba au-delà de l’expiration de l'ultimatum jeudi. Elles ne sont pas parvenues à un accord de paix.

Le président Salva Kiir et son rival et ancien vice-président Riek Machar "continueront les négociations demain (vendredi) matin", a annoncé l'Igad, l'organisation intergouvernementale est-africaine qui assure la médiation, dans un bref communiqué.

Les deux hommes, dont la rivalité est à l'origine du conflit qui dure depuis décembre 2013, doivent "utiliser le peu de temps qu'il reste pour avancer sur les problèmes non résolus toujours à l'agenda de la médiation", selon le communiqué.

Les médiateurs avaient donné aux chefs des deux camps jusqu'au 5 mars à minuit (jeudi 21H00 GMT) pour parvenir à un accord de partage du pouvoir au sein d'un gouvernement de transition, censé mettre fin à la guerre.

S'ils ne réussissaient pas à parvenir à un accord, les belligérants risqueraient encore plus des sanctions ciblées: les diplomates perdent patience et les tentatives de médiation ont déjà coûté plus de 20 millions d'euros, sans aucun résultat concret.

"Les deux camps sont désormais sous la menace de sanctions et d'un embargo sur les armes de la part du Conseil de sécurité (de l'ONU), donc la pression augmente", a indiqué à l'AFP un diplomate impliqué dans les négociations d'Addis Abeba, la capitale éthiopienne.

VOA/AFP

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