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Soudan du Sud : l’armée gouvernementale s’empare de l’enclave rebelle de Leer


De jeunes soldats sud-soudanais, apparamment ivres, fument de la cigarette à l'état-major de l' Armée de libération du peuple soudanais (SPLA) à Bentiu, dans l'Etat de l'Unité.

De jeunes soldats sud-soudanais, apparamment ivres, fument de la cigarette à l'état-major de l' Armée de libération du peuple soudanais (SPLA) à Bentiu, dans l'Etat de l'Unité.

Le ministre sud-soudanais de l'Information a annoncé mercredi la reprise par l'armée de l'enclave rebelle de Leer, dans l'État d'Unité (nord), une zone où les forces gouvernementales ont commis de graves violations contre les civils en janvier 2014.

"Leer est entièrement sous notre contrôle. En fait, tout l'État d'Unité est maintenant contrôlé par le gouvernement", a déclaré à l'AFP Michael Makuei.

Cette avancée intervient au terme d'une vaste offensive des forces gouvernementales, lancée fin avril depuis la ville de Bentiu (capitale de l'Etat d'Unité), qui a poussé plus de 650.000 personnes à la fuite face à l'avancée des combattants gouvernementaux qui violent, incendient villes et villages et pillent l'aide humanitaire.

La guerre civile a débuté en décembre 2013, lorsque le président Salva Kiir a accusé son ancien vice-président Riek Machar de fomenter un coup d'État. Depuis, le pays s'est divisé selon des lignes ethniques, entre les Dinka de M. Kiir et les Nuer de M. Machar.

Des dizaines de milliers de personnes ont été tuées et plus de deux millions déplacées par le conflit divisant le plus jeune État de la planète, qui n'avait obtenu son indépendance du Soudan qu'en 2011.

Leer, où est né Riek Machar, avait été mise à sac par les forces gouvernementales en janvier 2014,qui avaient incendié l'hôpital tenu par MSF, depuis reconstruit par l'ONG.

Cette victoire des forces gouvernementales intervient alors que les rebelles assurent de leur côté avoir fait d'importantes avancées dans l'Etat voisin du Haut-Nil, où ils disent s'être emparés de la capitale régionale Malakal. Ils ont annoncé leur intention de prendre le contrôle de la zone pétrolifère de Palouch, exigeant des compagnies travaillant sur place qu'elles évacuent leurs personnels.

Sous contrôle gouvernemental, les puits pétroliers du Haut-Nil sont les derniers encore en fonctionnement au Soudan du Sud.

Avec AFP

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