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Soudan du Sud : intenses combats dans l’Etat pétrolier du Haut-Nil


Des déplacées sud-soudanaises réfugiées à Bentu, dans le complexe de la mission des Nations Unies au Soudan du Sud (Minuss) lundi 22 septembre 2014.

Des déplacées sud-soudanaises réfugiées à Bentu, dans le complexe de la mission des Nations Unies au Soudan du Sud (Minuss) lundi 22 septembre 2014.

Au moins quatre civils dont un enfant ont été tués mercredi par deux tirs de mortiers dans un complexe de l’ONU où au moins 1.500 personnes étaient venues se réfugier. Huit autres personnes ont été blessées, selon l’ONU qui dénonce ces combats intenses.

La veille, la rébellion avait affirmé progresser et ordonné aux compagnies pétrolières d'évacuer leurs personnels de cette région pétrolifère disputée du Haut-Nil (nord-est). Les rebelles visent la ville de Melut, située à quelque 35 km à l'ouest du principal puits pétrolier de la région, Palouch.

Selon un porte-parole gouvernemental, les allégations des rebelles "selon lesquelles ils ont pris le contrôle d'une partie des puits pétroliers (de Palouch) sont fausses...(il ne s'agit que de) mensonges".

Pour leur part, les rebelles disent voulour prendre le contrôle des puits de Palouch (selon leur porte-parole James Gadet Dak) , "pour empêcher (le président du Soudan du Sud) Salva Kiir d'utiliser l'argent du pétrole pour continuer la guerre".

Sous contrôle gouvernemental, les puits pétroliers du Haut-Nil sont les derniers à fonctionner encore au Soudan du Sud, dévasté par 17 mois de guerre civile. Les violences ont débuté en décembre 2013, lorsque le président Salva Kiir a accusé son ancien vice-président Riek Machar de fomenter un coup d'Etat. Depuis, le pays s'est divisé selon des lignes ethniques, entre les Dinka de M. Kiir et les Nuer de M. Machar.

Des dizaines de milliers de personnes ont été tuées et plus de deux millions déplacées par le conflit divisant le plus jeune Etat de la planète, qui a obtenu son indépendance du Soudan en 2011.

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