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Soudan du Sud : Berlin rejette des critiques de l'ONU sur l'évacuation des Casques bleus allemands


Des soldats de l'ONU portent un bébé Sud-soudanais dans un camp des déplacés à Juba, au Soudan du Sud, 14 juillet 2016.

Des soldats de l'ONU portent un bébé Sud-soudanais dans un camp des déplacés à Juba, au Soudan du Sud, 14 juillet 2016.

L'Allemagne affirme que les Nations unies étaient informées bien avant de cette décision de Berlin de retirer les Casques bleus allemands du Soudan du Sud. Elle précise aussi qu’il s’agit d’un retrait plutôt temporaire.

Berlin aa rejeté vendredi des critiques de l'ONU selon lesquelles elle aurait, avec deux autres pays européens, évacué des Casques bleus du Soudan du Sud sans consulter au préalable les Nations Unies.

"Le retrait a été communiqué au secrétariat général de l'ONU au préalable, ils ont été informés à New York", a déclaré à la presse un porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Sebastian Fischer. Il a parlé d'un retrait "temporaire" des policiers.

En pleins combats meurtriers à Juba début juillet, une douzaine de policiers britanniques, suédois et allemands, intervenant dans le cadre de la Mission de l'ONU au Soudan du Sud (Minuss), ont été évacués dans le cadre du départ des ressortissants de leurs pays.

Les cinq policiers allemands concernés ont été évacués par des moyens militaires de l'armée de l'air allemande "car ils étaient exposés à un danger immédiat" du fait de la situation tendue sur place, a souligné le porte-parole allemand.

Mercredi, le porte-parole adjoint de l'ONU Farhan Haq avait accusé ces policiers de pas être "restés à leur poste" et avait prévenu qu'ils "ne seront pas remplacés par du personnel venu des mêmes pays".

Près de 1.200 policiers servent dans la Minuss, qui compte 12.000 hommes en tout. Sa tâche prioritaire est de protéger la population civile.

A Juba, 32.000 civils déplacés par la guerre civile qui ravage le pays depuis décembre 2013 sont réfugiés dans deux bases de l'ONU. Juba a été le théâtre de combats meurtriers du 8 au 11 juillet entre les troupes du président Salva Kiir et les forces loyales au vice-président, l'ex-rebelle Riek Machar.

Avec AFP

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