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Adoption du principe d'une taxe sur les importations pour financer l'Union au sommet de l'UA


Le président soudanais Omar al-Bashir arrive à Kigali au Rwanda le 16 juillet 2016 pour participer au sommet de l'Union africaine.

Le président soudanais Omar al-Bashir arrive à Kigali au Rwanda le 16 juillet 2016 pour participer au sommet de l'Union africaine.

Les chefs d'Etat africains ont adopté dimanche à Kigali au sommet de l'Union africaine (UA) le principe d'une taxe sur les importations pour financer l'organisation panafricaine et réduire sa dépendance vis-à-vis des pays donateurs.

Cette nouvelle taxe de 0,2% doit s'appliquer à toutes les importations des 54 Etats membres de l'UA, à l'exclusion de certains biens de première nécessité qui restent à déterminer.

"Cette formule devrait générer environ 1,2 milliards de dollars (1,1 MEUR). Cela sera prévisible et très simple", a expliqué Claver Gatete, le ministre rwandais des Finances.

Les nombreux retards et défauts de paiement de leurs contributions par les Etats membres "affectent sérieusement le fonctionnement de l'Union africaine", a t-il reconnu.

Le budget 2016-2017 de l'UA s'élève à 781 millions de dollars (707 MEUR), hors opérations de maintien de la paix. Sur cette somme, les Etats membres ne financent que 212 millions, contre 569 millions de dollars par les donateurs étrangers (Union européenne, Etats-Unis, Chine, Banque mondiale), soit près de 73% du budget.

"C'est une bonne avancée", se félicite Désiré Assogbavi, le représentant d'Oxfam auprès de l'UA, tout en mettant en garde contre les problèmes de mise en oeuvre. "Il faut absolument que cette taxe soit prélevée à la source, directement par ou pour l'Union africaine, sinon elle ne sera jamais appliquée", prévient-il.

La dépendance financière de l'UA est régulièrement jugée intolérable par les dirigeants africains qui ont jusqu'ici montré peu d'empressement à remédier à cette situation.

Des taxes sur les billets d'avion, les nuits d'hôtel et les SMS sur téléphone portable, avaient été adoptées "sur le principe" en 2014 sur proposition de l'ancien président nigérian Olusegun Obasanjo, mais ces mesures n'ont jamais été appliquées.

Avec AFP

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