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Somalie : plusieurs morts dans une attaque au mortier à Mogadiscio


Soldats somaliens en patrouille à Mogadiscio (30 avril 2012)

Soldats somaliens en patrouille à Mogadiscio (30 avril 2012)

Au moins trois membres d'une même famille, dont deux enfants, ont été tués jeudi dans l'explosion d'obus de mortiers à proximité du palais présidentiel de Mogadiscio, a-t-on appris de source policière et auprès de témoins.

Au moins trois membres d'une même famille, dont deux enfants, ont été tués jeudi dans l'explosion d'obus de mortiers à proximité du palais présidentiel de Mogadiscio, a-t-on appris de source policière et auprès de témoins.

"En l'état actuel, nous avons une femme et deux enfants de la même famille tués dans le quartier de Wardhigley et plusieurs autres personnes blessées dans l'explosion des obus", a déclaré un responsable de la police, Ibrahim Mohamed.

"Plusieurs obus de mortier ont frappé des maisons occupées, situées non loin du palais", a-t-il ajouté.

On ignorait en l'état d'où avaient été tirés les obus mais, selon plusieurs témoins, ils visaient la Villa Somalia, complexe ultra-sécurisé abritant la présidence somalienne et les bureaux du Premier ministre.

"Je pense que les obus de mortiers étaient destinés à frapper le palais et ils ont atterri dans un quartier voisin. C'est un désastre car ça a causé la mort de plusieurs civils", a expliqué à l'AFP un témoin, Abdukadir Suleman.

"J'ai vu les cadavres de deux enfants et de leur grand-mère. Ils ont été tués dans leur maison et le père (des deux enfants) a été grièvement blessé", a déclaré un autre habitant du quartier, Abdulle Ahmed.

Selon plusieurs témoins interrogés par l'AFP, le père aurait succombé à ses blessures peu après avoir été transféré à l'hôpital.

L'attaque n'a pas été immédiatement revendiquée mais les militants islamistes shebab, affiliés à Al-Qaïda, ont l'habitude de mener de telles opérations à Mogadiscio.

Les shebab, chassés depuis mi-2011 de Mogadiscio, puis de leurs principaux bastions du centre et du sud de la Somalie, contrôlent toujours de larges zones rurales, d'où ils mènent des opérations de guérilla et des attentats-suicides - parfois jusque dans la capitale - contre les symboles du fragile gouvernement somalien ou contre la force militaire de l'Union africaine en Somalie (Amisom) qui le soutient.

AFP

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