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Cinq morts dans l'explosion d'un véhicule piégé près du palais présidentiel à Mogadiscio


Un soldat somalien present sur les lieux de explosion du vehicule piege.

Un soldat somalien present sur les lieux de explosion du vehicule piege.

Treize autres ont été blessés lundi près de l'entrée de la Villa Somalia, complexe ultra-sécurisé abritant la présidence somalienne et les bureaux du Premier ministre, a indiqué un responsable des forces somaliennes de sécurité.

Aucun combat ou tentative de pénétrer dans la Villa Somalia par des hommes armés n'ont été signalés après l'explosion, qui n'a pas été revendiquée dans l'immédiat. Les islamistes shebab, qui mènent régulièrement des attaques, notamment à Mogadiscio, utilisent souvent un véhicule piégé, conduit par un kamikaze pour ouvrir l'accès vers l'intérieur d'un bâtiment ou d'un complexe visé par des assaillants à pied.

"Cinq civils ont été tués dans l'explosion et 13 autres ont été blessés", a déclaré à l'AFP Ahmed Dahir, un responsable des forces somaliennes de sécurité, "il s'agissait d'une voiture piégée, mais leur cible n'est pas claire, elle a explosé sur une rue menant à l'avenue principale, près du poste de contrôle" marquant l'entrée de la Villa Somalia.

Un témoin, Ali Ahmed, avait précédemment indiqué à l'AFP que "l'explosion (avait) eu lieu entre l'entrée principale (de la Villa Somalia) et un hôtel proche". "J'ai vu un nuage de fumée s'élever dans le ciel", l'explosion était "très forte", avait-il précisé.

Les shebab, chassés depuis mi-2011 de Mogadiscio, puis de leurs principaux bastions du centre et du sud somaliens, contrôlent toujours de larges zones rurales, d'où ils mènent des opérations de guérilla et des attentats-suicides - parfois jusque dans la capitale somalienne - contre les symboles du fragile gouvernement somalien ou contre la force militaire de l'Union africaine en Somalie (Amisom) qui le soutient.

Le dernier attentat des shebab à Mogadiscio remonte au 22 août. Quatre civils avaient été tués et au moins 10 blessés dans l'explosion d'une voiture piégée près d'un poste de police et d'un camp de déplacés.

Le même jour, un kamikaze avait auparavant fait exploser son véhicule piégé dans une base abritant des militaires kényans de l'Amisom et des soldats des forces pro-gouvernementales somaliennes, à Kismayo, localité portuaire et ancien fief des islamistes située à environ 500 km au sud de la capitale, tuant 14 militaires somaliens.

Les shebab ont aussi attaqué récemment deux bases de l'Amisom, dont ils s'étaient rendu temporairement maîtres: un camp abritant des soldats ougandais le 1er septembre à Janale, à 80 km au sud-ouest de Mogadiscio, et une base du contingent burundais fin juin.

L'Amisom n'a communiqué aucun bilan de ces deux attaques mais des témoins font état à chaque fois de plusieurs dizaines de morts dans les rangs de la force africaine.

Avec AFP

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