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Conférence de Londres sur la Somalie


Hillary Clinton (au centre) s'entretient avec des membres de la délégation nigériane à la conférence sur la Somalie (23 février 2012)

Hillary Clinton (au centre) s'entretient avec des membres de la délégation nigériane à la conférence sur la Somalie (23 février 2012)

La conférence de Londres sur l’avenir de la Somalie a réuni, dans la capitale britannique, un nombre impressionnant de leaders venus de partout dans le monde, y compris des membres des différents gouvernements que ce pays a connus depuis bientôt 20 ans. Mais, pour les Somaliens ordinaires, « quelques voix importantes » n’ont pas été entendues à Londres.

Le Foreign office avait établi un ordre du jour ambitieux pour la conférence : obtenir d’une quarantaine de pays un accord sur la meilleure manière de procéder dans un pays sans gouvernement central depuis 2 décennies.

Il y a eu auparavant de trop nombreuses tentatives de règlement du conflit, y compris l’Accord de Kampala négocié par l’Ouganda, le processus de paix de Djibouti sous l’égide des Nations Unies, et les négociations de Nairobi qui ont abouti à la création du Gouvernement de transition actuel.

Des miliciens d'al-Shabab dans la zone de Mogadiscio (archives)

Des miliciens d'al-Shabab dans la zone de Mogadiscio (archives)

Les représentants de la région semi-autonome de Galmudug participent à la conférence. Bien que cette région, le Punt et le Somaliland fassent officiellement partie de la Somalie, ils ont créé leurs propres gouvernements et font montre de fortes velléités indépendantistes, au grand dam des membres du gouvernement de transition.

Mais une autre force, plus dangereuse, le groupe islamiste d’Al Shabab, et ses alliés n’ont pas été invités.

Mohammed Ali Mohamud est homme d’affaires. Il a investi dans le Puntland, et fut un éminent vice-premier ministre dans un précédent gouvernement de transition. Pour lui, c’est une erreur de ne pas inclure les Islamistes dans les discussions de Londres : « Ces gens, ils ne traitent que d’un aspect du problème. Si vous ne traitez pas du problème tout entier, avec toutes les factions qui se battent là-bas, alors vous faites preuve de parti-pris pour une seule des parties, et personne ne sait ce que ça produira », a averti l’ancien vice-premier ministre somalien.

Ce serait impossible d’obtenir de tous les participants à la conférence de Londres de dialoguer avec Al-Shabab. Pour les Etats-Unis, ce groupe lié à Al Qaeda n’est qu’une organisation terroriste, et le Kenya est, lui, engagé dans une opération militaire dans le sud de la Somalie pour écraser les miliciens islamistes.

Mais, pour Mohammed Ali Mohamud, un tel dialogue produirait plus de bonne volonté auprès des partenaires musulmans de la Somalie.

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