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Solidarité mondiale envers les homosexuels après la tuerie d'Orlando


Un homme fait passer un message à propos des armes sur son téléphone à West Hollywood, Californie, le 12 juin 2016.

Un homme fait passer un message à propos des armes sur son téléphone à West Hollywood, Californie, le 12 juin 2016.

La Tour Eiffel illuminée aux couleurs arc-en-ciel, des veillées de Londres à Sydney : l'heure était lundi à la solidarité affichée avec les homosexuels, au lendemain du carnage dans un club gay d'Orlando.

"Paris est avec Orlando. Ce soir, la Tour Eiffel sera illuminée aux couleurs LGBT", a annoncé sur Twitter la maire de la capitale française, Anne Hidalgo, en référence au drapeau arc-en-ciel adopté par les lesbiennes, gays, bi et transsexuels. Nous "voulons montrer notre résolution à ne pas se taire, à vivre, et à nous battre contre les obscurantistes et le terrorisme", a-t-elle expliqué.

Même volonté de relever la tête à Londres, Hong Kong ou encore Bangkok et Séoul, où des rassemblements étaient prévus dans la journée en hommage aux victimes de la pire fusillade de l'histoire des Etats-Unis, revendiquée par le groupe Etat islamique (EI).

Dans la nuit de samedi à dimanche, 49 personnes ont été tuées et une cinquantaine blessées quand Omar Seddique Mateen, un Américain d'origine afghane âgé de 29 ans, a ouvert le feu à l'intérieur d'une boîte de nuit emblématique de la communauté gay d'Orlando, en Floride.

Par solidarité envers la communauté homosexuelle, le pont du port de Sydney s'est aussi paré des couleurs de l'arc-en-ciel, tandis que la mairie de la ville se teintait en rose vif. Des centaines de personnes s'y sont rassemblées à la bougie pour demander notamment la fin des discriminations.

Spontanément, de petits rassemblements ont déjà eu lieu dimanche soir à Paris, Madrid, Guadalajara au Mexique et évidemment à Orlando, où environ 300 personnes ont prié et chanté en mémoire des victimes.

Lundi, un tapis de fleurs a poussé près de la porte de Brandebourg à Berlin et de nombreux drapeaux étaient en berne à Washington.

Les dirigeants du monde entier ont condamné un "acte de terreur et de haine", selon les termes du président américain Barack Obama, un "crime barbare", a dénoncé son homologue russe Vladmir Poutine.

Le Premier ministre britannique David Cameron s'est dit "horrifié", quand le pape François a fait part de sa "douleur" et de son "trouble".

Tous ont adressé leurs condoléances et leur "solidarité" aux proches des victimes et au peuple américain. (En ciblant le club gay, cette "attaque brutale (a) visé les valeurs fondamentales de la liberté et de la démocratie", a souligné le président tchèque Milos Zeman.

"Loveislove"

Malgré la "tristesse (...) nous sommes fermement décidés à poursuivre notre vie ouverte et tolérante", a souligné la chancelière allemande Angela Merkel en Chine où elle se trouve en visite.

Sous le hastag "#loveislove" de nombreux internautes lui ont fait écho, publiant des messages "contre l'homophobie", postant des photos de femmes ou d'hommes qui s'embrassent.

De même, les associations de défense des droits des homosexuels ont affiché leur détermination à poursuivre leur combat. "Nos amours seront toujours plus forts que leur haine", a ajouté l'Inter-LGBT, qui regroupe une soixantaine d'associations françaises, en promettant de "continuer inlassablement son combat".

Les réseaux sociaux, qui peinent à filtrer les contenus homophobes, n'étaient toutefois pas exempts d'ambiguïté lundi. "Je viens de lire #jesuisgay... sans moi mon frère", twittait ainsi une jeune femme.

Et, dans leurs condamnations, de nombreux dirigeants se sont bien gardés de faire référence à l'orientation sexuelle des victimes. En Pologne, le silence de l'exécutif a suscité la déception des militants de la cause homosexuelle. "Ils ne savent pas réagir même face à un événement si tragique", a regretté Tomasz Baczkowski, le président de la Fondation de l'Egalité.

Tout aussi peu consensuel Donald Trump, le candidat du parti républicain à la présidentielle américaine s'est félicité d'avoir eu raison sur le radicalisme islamique, s'attirant les foudres de nombreux internautes qui l'ont accusé de vouloir profiter de ce drame.

"L'Islam abhorre le meurtre de gens innocents", a préféré souligner Najib Razak, Premier ministre de Malaisie, un pays majoritairement musulman.

Avec AFP

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