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6 morts dans une attaque de Boko Haram au Nigeria


Lutte contre Boko Haram à la frontière entre le Nigeria et le Cameroun, le 25 février 2015.

Lutte contre Boko Haram à la frontière entre le Nigeria et le Cameroun, le 25 février 2015.

Une attaque attribuée au groupe islamiste Boko Haram a fait 6 morts et a blessé 3 soldats nigérians lundi après-midi dans une embuscade tendue dans le nord-est du Nigeria, a annoncé l'armée.

"Cet après-midi, des hommes soupçonnés d'être des terroristes de Boko Haram ont attaqué un convoi commercial, escorté par des militaires de l'opération Lafiya Dole, dans le district de Sanda, Etat de Borno", a expliqué le porte-parole de l'armée, Sani Usman.

"Malheureusement, 5 civils ont perdu la vie pendant l'embuscade, un est mort sur le chemin le conduisant à l'hôpital, et 3 soldats ont été blessés", précise le colonel Usman, soulignant que les militaires ont ensuite été évacués vers Maiduguri, la capitale du Borno.

"Nous ne permettrons pas que cet incident isolé perturbe la paix dont peuvent jouir les communautés le long de cette route, et toutes les autres routes rouvertes - par l'armée", a ajouté le colonel Usman.

Dimanche, au moins 8 personnes avaient été tuées dans une fusillade à la sortie d'une église, à une trentaine de kilomètres de Chibok, près de la forêt de Sambisa, fief du groupe islamiste, selon des habitants.

Le porte-parole de l'armée a nié les faits, assurant que seules "2 personnes ont été assassinées par des suspects de Boko Haram qui cherchaient de la nourriture".

Selon les habitants de Kwamjilari toutefois, les assaillants ont mis le feu aux maisons après la fusillade et ont détruit les champs de maïs qui étaient prêts à être labourés.

L'armée nigériane affirme avoir "techniquement vaincu" le groupe jihadiste, qui a fait plus de 20.000 morts depuis 2009. Les 2,6 millions de déplacés ne peuvent toujours pas rentrer chez eux et font face à une famine et une crise humanitaire désastreuse.

De vastes étendues de territoire autour du lac Tchad et de la forêt de Sambisa ne sont toujours pas sécurisées.

Avec AFP

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