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Sinaï: un attentat très "probable" pour Londres; "spéculations" pour Moscou et Le Caire


Des services russes sur les lieux du crash, dans le Sinaï, Egypte, le 3 novembre 2015. Source: AFP

Des services russes sur les lieux du crash, dans le Sinaï, Egypte, le 3 novembre 2015. Source: AFP

Londres juge "plus que probable" la piste de l'attentat à la bombe et met en question la sécurité à l'aéroport de Charm el-Cheikh, tandis que Moscou et Le Caire parlent de spéculations.

Le Premier ministre David Cameron a justifié jeudi sa décision de suspendre les vols en provenance de Charm el-Cheikh, d'où venait de décoller l'Airbus A321 de la compagnie charter russe Metrojet avant de s'écraser, "en raison de renseignements et d'informations que nous avons reçus nous faisant craindre qu'il était plus que probable qu'il s'agisse d'une bombe terroriste".

Des experts consulaires et militaires britanniques ont été envoyés sur place pour étudier avec les compagnies aériennes le moyen sûr de rapatrier les quelque 20.000 touristes nationaux qui s'y trouvaient bloqués, a déclaré un porte-parole du gouvernement.

Londres "espère" pouvoir commencer à les rapatrier vendredi. Plusieurs compagnies aériennes ont reçu le feu vert pour y acheminer des avions vides afin d'assurer ces rapatriements alors que le ministère des Affaires étrangères a déconseillé à ses ressortissants les voyages dans la région en raison de l'activité de groupes terroristes dans le Sinaï.

Il est "dans notre intérêt mutuel de gérer cette situation afin de revenir à une situation normale dès que possible", a déclaré M. Cameron lors d'un point presse commun avec le président égyptien Abdel Fattah al-Sissi, en visite à Londres. Ce dernier l'a assuré d'un soutien étroit pour assurer la sécurité des touristes.

"Nous sommes complètement prêts à coopérer avec tous nos amis pour nous assurer que nos aéroports présentent la sécurité nécessaire pour les personnes que nous accueillons", a-t-il déclaré, espérant également un retour à la normale pour son pays dont l'économie dépend largement du tourisme.

Il a toutefois fait valoir que des experts britanniques s'étaient déclaré "satisfaits" des conditions de sécurité dans les aéroports égyptiens lors d'une inspection effectuée il y a dix mois.

Surtout, Le Caire a mis en garde contre des conclusions prématurées sur les raisons du crash de l'Airbus A321, qui a fait 224 morts.

Le ministre de l'Aviation civile Hossam Kamal a affirmé que les enquêteurs "n'avaient pas encore de preuve ni de données confirmant l'hypothèse" d'une bombe.

Moscou a aussi qualifié jeudi de "spéculations" toute hypothèse sur les causes de l'accident.

Avec AFP

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