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Signature d’accord au dialogue national en Guinée


Pouvoir et opposition ont signé mercredi sept accords après plusieurs jours de discussion à Conakry.

Le premier ministre guinéen, témoin de la cérémonie de signature du document final, s’est engagé et a promis que son gouvernement respectera les conclusions du dialogue.

"Dorénavant, je puis vous assurer, au nom du monsieur président de la République et du gouvernement, que je veillerai personnellement, en vertu de mes prérogatives constitutionnelles rappelées à l’entame de mon propos, au respect scrupuleux des engagements convenus. Je formule le vœu que tous les acteurs politiques mais aussi les acteurs économiques, des acteurs sociaux de notre pays… se convertissent définitivement aux vertus du dialogue", Mamady Youla, le Premier ministre.

L’opposition guinéenne et la mouvance présidentielle ont accepté de mettre en place de la haute cour de justice, proposé la libération des personnes arrêtées lors des manifestations politiques.

L’accord autorise la commission électorale nationale indépendante à poursuivre les activités d’actualisation de la cartographie.

L’opposition guinéenne considère ces accords comme acquis mais invite à leur application.

Elle appelle à une action collective pour une sortie de crise.

Le pouvoir comme l’opposition ont recommandé le dédommagement des victimes des manifestations politiques de 2013 à l’occasion des élections législatives.

Concernant la CENI, les parties invitent l’assemblée nationale à procéder à la révision de l’article 016 portant, composition et fonctionnement de l’institution.

Il n’y aura pas d’élections communales cette année. Elles doivent se tenir au mois de février prochain selon l’accord.

Un organe mixte de suivi sera chargé de l’application des accords signés.

Reportage de Zakaria Camara à Conakry

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