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La Sierra Leone a commémoré le souvenir des victimes d'Ebola


Une survivante d'Ebola à l'OMS, Genève, 25 janvier 2015. (REUTERS/Pierre Albouy)

Une survivante d'Ebola à l'OMS, Genève, 25 janvier 2015. (REUTERS/Pierre Albouy)

Ce samedi était consacré à la commémoration des 3 589 victimes d'Ebola en Sierra Leone. Dans la capitale Freetown, un office religieux s'est tenu en présence du président Bai Koroma.

La Sierra Leone a commémoré, samedi 21 novembre, à l'occasion de la fête de Thanksgiving, le souvenir des personnes qui ont succombé au virus Ebola durant les 18 mois qu'a sévi l'épidémie dans le pays.

A Freetown, avant un office religieux oecuménique associant chrétiens et musulmans, le président Ernest Bai Koroma s'est réjoui qu'"aujourd'hui, après 18 mois d'épidémie, nous n'avons toujours pas d'Ebola."

"Puisque nous sommes une Nation qui craint Dieu, la première chose que j'ai décidée est de remercier Dieu. Quelles que soient les circonstances, bonnes ou mauvaises, nous devons dire merci", a ajouté le chef d'Etat sierra-léonais. "La cérémonie d'aujourd'hui nous permet de réfléchir aux 3 589 victimes (y compris 222 soignants) qui ont péri et aux plus de 4 000 qui ont survécu."

"Ebola a ébranlé notre économie mais nous nous sommes mobilisés pour devenir une nation qui prend un nouveau départ", a-t-il encore déclaré.

Cette épidémie d'Ebola, la plus grave depuis l'identification du virus en Afrique centrale en 1976, a fait plus de 11 300 morts en Afrique de l'Ouest sur 29 000 cas recensés, un bilan toutefois sous-évalué selon l'OMS.

Les victimes se concentrent à 99 % dans trois pays limitrophes : la Guinée, d'où est partie l'épidémie en décembre 2013, la Sierra Leone et le Liberia.

Trois nouveaux cas au Liberia

Alors que le Liberia avait été déclaré exempt de contagion en septembre, trois nouveaux cas d'Ebola ont été confirmés vendredi par l'Organisation mondiale de la santé (OMS).

Les rues de Freetown étaient vides samedi, les quartiers d'affaires au plus calme et seuls quelques véhicules circulaient, la plupart des habitants ayant préféré rester chez eux.

"C'est l'occasion de nous souvenir de ces près de 4 000 personnes qui sont mortes tout en pensant aux survivants qui ont vaincu la maladie", a réagi Sorie Koroma, chauffeur de taxi, qui a "décidé de ne pas travailler aujourd'hui pour prier afin que jamais la maladie ne revienne".

Le président de l'association des survivants d'Ebola, Yusuf Kabba, a décrit cette journée comme "une opportunité de remercier Dieu de cette victoire sur le virus Ebola". "Nous qui avons survécu avons redonné de l'espoir à notre pays car nos vies sont devenus le symbole de la survie d'une nation".

Avec AFP

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