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Sierra Leone : 5.000 armes détruites pour améliorer la sécurité


Cérémonie de destruction d ;armes à Bo, dans l’est de la Sierra Leone, janvier 2002. (N. Barge / VOA)

Cérémonie de destruction d ;armes à Bo, dans l’est de la Sierra Leone, janvier 2002. (N. Barge / VOA)

La Sierra Leone a entamé samedi la destruction de quelque 5.000 armes, une opération menée pour améliorer la sécurité dans ce pays qui a connu une guerre civile meurtrière entre 1991 et 2002.

L'opération a débuté dans deux dépôts militaires de Freetown et va s'étendre dans quatre autres villes du pays - Bo (sud), Makeni (nord), Kenema et Kailahun (est) - durant deux semaines, selon les autorités.

Ces armes comprennent des kalachnikovs et des M16, a déclaré à l'AFP Ernest Woest, un ancien membre de l'armée sud-africaine, également un responsable du programme de destruction. Elles comprennent aussi des fusils de chasse à fabrication artisanale, saisis dès 2002 sur des rebelles à la fin de la guerre civile, et d'autres qui étaient détenus par des civils.

"Une partie de ce stock provient de la police et de l'armée et est obsolète" alors que d'autres armes ont été saisies sur des "gangs criminels", a précisé à l'AFP le colonel Sahr Sineh, un responsable de la Commission nationale de Sierra Leone sur les armes légères.

"Nous voulons nous assurer du nombre d'armes en circulation", pour les détruire et éviter leur réutilisation par des personnes non autorisées, a précisé M. Sineh.

Des spectateurs se tenaient à distance de l'opération de destruction menée par une équipe d'une dizaine de policiers et de soldats, à l'aide de broyeurs réduisant les armes en particules devant ensuite être enterrées.

L'ONG britannique spécialisée, Mines Advisory Group (MAG), a envoyé des experts sud-africains pour former ces policiers et soldats.

"C'est un soulagement de se débarrasser de ces armes de la mort qui rappellent une triste histoire", affirme à l'AFP Lansana Turay, un conducteur de taxi, en allusion à la guerre civile qui a fait 120.000 morts et des milliers de mutilés.

Son enthousiasme n'est pas partagé par des chasseurs se plaignant que leurs fusils ne leur soient pas retournés, comme promis, selon eux, par les autorités.

"Nos fusils empêchaient la faune sauvage de s'attaquer aux populations, les rats sauvages et les oiseaux de détruire nos récoltes de manioc et de riz. Des animaux sauvages attaquent constamment nos chèvres. Des personnes sont tuées par des lions et ne pouvons rien faire", affirme l'un d'eux, Moiwo Kallon, joint dans la ville de Pujehun (sud).

Avec AFP

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