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Sida: ONE France salue les progrés, avertit sur la nécessité de nouveaux financements


En l'absence de nouveaux financements, dépister le VIH et soigner les malades deviendra plus difficile, notamment en Afrique

En l'absence de nouveaux financements, dépister le VIH et soigner les malades deviendra plus difficile, notamment en Afrique

L’ONG ONE France, une organisation internationale de lutte contre la pauvreté, a salué les progrès réalisés à travers le continent dans la détection et le traitement de la pandémie de VIH/sida, même si des préoccupations persistent.


Dans un nouveau rapport publié à l’occasion de la 25ème Journée mondiale de lutte contre le sida, ONE France souligne que seize pays d’Afrique subsaharienne ont déjà atteint le « début de la fin du sida ». Ce moment clé est celui où la tendance s’inverse, soit quand le nombre de personnes nouvellement mises sous traitement dépasse celui des personnes nouvellement infectées.

Friederike Röder, directrice de ONE France, souligne que « c’est en fait des progrès que l’on peut observer au niveau mondial. Il y a de plus en plus de pays qui vont vers ce point de bascule, qui est important pour voir un début de la fin de cette pandémie ».

Parmi les stratégies qui ont facilité ces progrès face au VIH/sida, ajoute Mme Röder, on peut citer les financements de la lutte contre la maladie. Car depuis quelques années, un pourcentage croissant de financements proviennent des pays à revenus faibles ou moyens. Ce qui veut dire, selon la directrice de ONE France, « qu’il y a par exemple de plus en plus de pays africains qui financent des programmes de lutte contre le sida dans leurs propres pays. Et ça, c’est très important parce que nous avons besoin de financements, et nous avons besoin de la volonté politique de tous les acteurs, et notamment aussi des gouvernements africains ».

Malheureusement, ajoute-t-elle, de manière globale, les financements pour la lutte contre le VIH/sida s’essoufflent. On pourrait presque dire que le combat contre la pandémie est victime de son propre succès, parce qu’à cause des progrès, le sentiment d’urgence s’atténue, alors que la menace persiste, avertit Mme Röder.

Dans ce contexte, toute l’attention sera focalisée cette semaine sur l’engagement financier de la communauté internationale. Mardi 3 décembre, une réunion est prévue ici à Washington sur la reconstitution des financements du Fonds mondial de lutte contre le sida, le paludisme et la tuberculose.

Cette instance est l’un des deux plus gros financeurs de l’accès aux soins, en compagnie du programme Plan d'aide d'urgence pour la lutte contre le sida (PEPFAR) du gouvernement américain. Fin 2013, 6,1 millions de personnes bénéficiaient d’un traitement antirétroviral grâce à un programme du Fonds mondial.

L’espoir est que la réunion de Washington permettra de rassembler de nouvelles contributions financières pour la période 2014-2016. Il faudrait, disent les experts, que le Fonds puisse disposer de 15 milliards de dollars sur cette période pour poursuivre son action de manière efficace.
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