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Sida : nette recrudescence de l'épidémie en Russie


Le ruban rouge, symbole de la lutte contre la propagation du sida, sur les immeubles de la rue Arbat à Moscou, pour marquer la Journée mondiale de la lutte contre la maladie, le 1er décembre 2015. Alors que le taux d'infection par le VIH était en baisse à l'échelle mondiale, il augmentait en Russie.

Le ruban rouge, symbole de la lutte contre la propagation du sida, sur les immeubles de la rue Arbat à Moscou, pour marquer la Journée mondiale de la lutte contre la maladie, le 1er décembre 2015. Alors que le taux d'infection par le VIH était en baisse à l'échelle mondiale, il augmentait en Russie.

L'épidémie a décliné de 4% en Afrique de l'est et du sud. L'ONU s'est fixé pour objectif d'y mettre fin en 2030.

Après une baisse régulière de l'épidémie de sida dans le monde, la tendance s'est brusquement arrêtée au cours des dernières années, en raison notamment d'une forte augmentation du nombre de cas en Russie, révèle un rapport publié mardi par l'Onusida.

Selon ce document de 286 pages, on estime à 1,9 million le nombre d'adultes qui ont été infectés par le virus du sida chaque année entre 2010 et 2015.

Malgré un déclin régulier de l'épidémie depuis son "pic" atteint en 1997, il y a encore 36,7 millions de personnes dans le monde qui sont porteuses du virus, dont la plupart en Afrique sub-saharienne.

En revanche, la contamination chez les enfants a été réduite de plus de 70% depuis 2001 et continue de décliner.

L'ONU s'est fixé pour objectif de mettre fin à l'épidémie en 2030. Mais depuis 2010, le mouvement de baisse s'est arrêté et s'est même nettement inversé dans certaines régions.

En Europe de l'est, et en Asie centrale, le nombre de nouveaux cas a explosé de 57% au cours des 5 dernières années: 80% d'entre eux ont été détectés en Russie et 10% en Ukraine.

Dans les pays de la Caraïbe, le taux de progression a été de 9%, au Moyen-Orient et en Afrique du Nord de 4%, et dans les pays d'Amérique Latine de 2% au cours de la même période.

L'épidémie a en revanche décliné de 4% en Afrique de l'est et du sud, et de 3% en Asie-Pacifique, alors que la baisse restait marginale en Europe occidentale et centrale et en Amérique du Nord.

"Cette situation me fait peur et nous devons agir rapidement", a déclaré Michel Sidibé, directeur de l'Onusida, lors d'une conférence de presse à Genève. "Sinon, l'épidémie pourrait une nouvelle fois causer des pertes humaines et économiques énormes."

Depuis l'apparition de l'épidémie il y a plus de 30 ans, 35 millions de personnes sont mortes de maladies liées au virus VIH.

Les personnes les plus exposées sont les homosexuels, les prostituées et leurs clients, les transgenres, les consommateurs de drogues injectables et les prisonniers, précise le rapport.

La prévention est la seule façon de juguler l'épidémie, en attendant un vaccin ou un traitement, souligne-t-il.

"Mais si des gens ne se sentent pas en sécurité ou ne peuvent pas avoir accès aux services de prévention contre le VIH, nous ne viendrons pas à bout de cette épidémie", a averti M. Sidibé.

Avec AFP

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