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Sept Casques bleus guinéens tués, selon un nouveau bilan de l’attaque jihadiste à Kidal, au Mali


Un véhicule des Nations unies circule à Kidal au Mali, 28 juillet 2013

Un véhicule des Nations unies circule à Kidal au Mali, 28 juillet 2013

Trois femmes étaient parmi les sept Casques bleus tués dans l’attaque du 12 février à Kidal (nord-est) revendiquée par le groupe jihadiste Ansar Dine, rapporte une source militaire africaine au sein de la Mission de l'ONU au Mali (Minusma).

Un précédent bilan faisait état de six tués au sein du contingent guinéen sans indication de sexe, et d'une trentaine de blessés.

"Nous avons malheureusement perdu un 7ème élément. C'est une femme qui était blessée et évacuée à Dakar", a déclaré la source à l’AFP.

Les trois soldates tuées, a-t-elle précisé, "sont les premières femmes de la Mission tuées au Mali".

L’attaque était, en fait, un attentat suicide à la voiture piégée combiné à des tirs de roquettes.

Selon un diplomate guinéen qui a parlé sous anonymat à l’AFP, le chef de la Minusma, Mahamat Saleh Annadif, va accompagner en Guinée les corps de Casque bleus tombés au champ d'honneur.

M. Annadif s'était rendu déjà samedi dans le camp de Kidal.

La Minusma, déployée depuis juillet 2013, est la mission de maintien de la paix de l'ONU la plus coûteuse en vies humaines depuis la Somalie en 1993-1995.

Le nord du Mali était tombé en mars-avril 2012 sous la coupe de groupes jihadistes liés à Al-Qaïda après la déroute de l'armée face à la rébellion à dominante touareg, d'abord alliée à ces groupes qui l'ont ensuite évincée.

Ces groupes jihadistes ont été dispersés et en grande partie chassés du nord à la suite du lancement en janvier 2013 d'une intervention militaire internationale qui se poursuit.

Mais des zones entières échappent encore au contrôle des forces maliennes et étrangères, malgré la signature en mai-juin d'un accord de paix entre le gouvernement et l'ex-rébellion.

Avec AFP

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