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Séoul a tiré des coups de semonce contre un patrouilleur nord-coréen


Des soldats sud-coréens à la gare de Séoul regardent à la télévision le lancement d'une fusée de la Corée du Nord, le 7 février 2016. (AP Photo/Ahn Young-joon)

Des soldats sud-coréens à la gare de Séoul regardent à la télévision le lancement d'une fusée de la Corée du Nord, le 7 février 2016. (AP Photo/Ahn Young-joon)

Nouvel incident lundi entre les deux Corée après le lancement par Pyongyang d'une fusée à longue portée "condamné fermement" par le Conseil de sécurité de l'ONU.

Selon le ministère sud-coréen de la Défense, un bâtiment nord-coréen a franchi en mer Jaune la frontière disputée par les deux pays. "Il a rapidement battu en retraite après les tirs de semonce de la marine sud-coréenne", a déclaré un responsable du ministère.

Les incidents comme celui survenu lundi sont assez fréquents entre les deux Corée, qui ne sont pas d'accord sur la localisation de leur frontière maritime en mer Jaune, et débouchent rarement sur quelque chose de plus grave.

Mais la Corée du Sud est en état d'alerte renforcée après le quatrième essai nucléaire nord-coréen du 6 janvier et le tir de dimanche, qui a suscité un tollé international.

Dimanche soir, le Conseil de sécurité de l'ONU s'est engagé à "adopter rapidement une nouvelle résolution", en chantier depuis plusieurs semaines, pour alourdir les sanctions contre Pyongyang.

Les membres du Conseil de sécurité ont dénoncé des "violations dangereuses et graves" des résolutions de l'ONU, qui interdisent à Pyongyang toute activité nucléaire ou balistique sous peine de sanctions.

La Chine s'est ralliée à cette déclaration largement symbolique mais n'a donné dimanche aucune indication qu'elle était prête à accroître nettement la pression sur son allié.

Les négociations entre Washington et Pékin sur une nouvelle résolution piétinent en raison des réticences chinoises.

Pour l'ambassadeur chinois Liu Jieyi, la résolution devra "réduire la tension, œuvrer à la dénucléarisation et au maintien de la paix et de la stabilité et promouvoir une solution négociée".

Son homologue russe Vitali Tchourkine a plaidé pour une résolution "raisonnable, (...) qui ne mène pas à l'effondrement économique de la Corée du Nord".

Avec Afp

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