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La Chine finance plus d'un milliard d'euros pour réhabiliter le rail au Sénégal


Vendeurs ambulants autour du train Dakar - Niamey le 6 mars 2005.

Vendeurs ambulants autour du train Dakar - Niamey le 6 mars 2005.

Cela concerne un axe important pour les échanges avec le Mali voisin mais en dégradation avancée, indique un communiqué du ministère sénégalais des Infrastructures.

Le ministère et la China Railway Construction Corporation International, une entreprise publique, ont signé mardi un accord d'un montant de 754 milliards de FCFA (plus d'un milliard d'euros) pour "la réhabilitation complète" de la ligne Dakar-Kidira (environ 645 km), selon ce communiqué parvenu jeudi à l'AFP.

Le projet est financé par le gouvernement chinois à "un taux concessionnel maximum de 2% pour une durée de remboursement de 30 ans".

15% du montant du contrat, soit 113 milliards de FCFA (plus de 172 millions d'euros), seront exécutés par des entreprises sénégalaises. Les travaux, d'une durée de quatre ans, vont générer 20.000 emplois pour le Sénégal, précise le communiqué du ministère sénégalais.

Lors de la cérémonie de signature du contrat, le ministre sénégalais chargé des Infrastructures, Mansour Elimane Kâne, s'est dit "convaincu que le Mali, avec qui le Sénégal partage la ligne, fera de même avec l'entreprise chinoise".

La ligne Dakar-Kidira, en territoire sénégalais, est une partie de la voie ferrée Dakar-Bamako (1.286 km) qui relie les capitales du Sénégal et du Mali.

Le mauvais état de cette voie, construite pendant la colonisation française, a poussé les gouvernements sénégalais et malien à dénoncer début décembre la concession, d'une durée initiale de 25 ans, qui les liait depuis douze ans au groupe français Advens.

Dakar et Bamako se sont plaints de l'absence d'investissements sur la ligne par Advens qui détenait une participation majoritaire au capital de Transrail. Cette société basée à Bamako, était depuis 2003 chargée de l'exploitation du chemin de fer Dakar-Bamako.

Selon les autorités des deux pays, le trafic entre le Sénégal et le Mali a beaucoup chuté à cause du mauvais état du rail et de la concurrence de la route.

La quantité de marchandises transportées sur cet axe représente "moins de 300.000 tonnes par an alors que le potentiel est de 3 à 4 millions de tonnes", a affirmé récemment à l'AFP le directeur général de l'Agence nationale des chemins de fer du Sénégal, Abdoulaye Lô.

Avec AFP

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