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Le profil du kamikaze de Saint-Pétersbourg se précise


Une femme allume une bougie lors d'un service religieux dans la cathédrale de Saint-Pétersbourg en hommage aux victimes de l'attentat dans le métro de la ville, Russie, le mercredi 5 avril 2017.

au deuxième jour de deuil à Saint-Pétersbourg où une messe orthodoxe était prévue en hommage aux victimes.

Quatorze personnes ont été tuées et 49 blessées lors de l'attentat ayant eu lieu lundi entre deux stations d'une ligne fréquentée du centre-ville.

A Moscou, Vladimir Poutine réunissait les patrons des services secrets des pays de la Communauté des Etats indépendants (CEI) pour une rencontre sur la lutte anti-terroriste qui était prévue avant l'attentat de Saint-Pétersbourg.

Bien que cet acte n'ait pas été revendiqué, le Comité d'enquête a indiqué examiner les éventuels liens de Akbarjon Djalilov, 22 ans, avec l'organisation Etat islamique (EI).

C'est la première fois que les enquêteurs font mention du groupe EI.

"Une perquisition a eu lieu à son domicile" , a déclaré le comité sans préciser où se trouvait ce domicile. Toujours selon le communiqué du Comité d'enquête, les caméras de surveillance le montrent "sortant de chez lui avec un sac et un sac à dos".

Avant d'"actionner" une "bombe artisanale" entre les stations Sennaïa et Tekhnologuitcheski Institout, l'homme de 22 ans, né au Kirghizstan, avait déposé une seconde bombe dans une autre station du centre-ville, désamorcée à temps.

Plus de 40 personnes, dont des témoins et des employés du métro, ont été interrogés par les enquêteurs, a indiqué le comité.

Selon la police de la région kirghize de Och où il était né, Akbarjon Djalilov était arrivé le 3 mars à Saint-Pétersbourg en provenance d'Och où ses parents vivaient depuis 2014.

Messe pour les victimes

Dans la nuit de mardi à mercredi, ses parents ont atterri à Saint-Pétersbourg, a constaté une journaliste de l'AFP présente à l'aéroport.

"Ils sont dans un état épouvantable", a déclaré à l'AFP le porte-parole de la police de la région d'Och, Zamir Sidikov.

"La famille Djalilov était venue en 2011 pour travailler en Russie. Mais en 2014, les parents sont revenus au Kirghizstan et leur fils Akbar (autre version du prénom Akbarjon, ndlr) est resté à Saint-Pétersbourg", a-t-il affirmé.

Djalilov avait la nationalité russe, comme "toute sa famille", selon le porte-parole, une information non confirmée par les autorités russes.

Ses motifs demeurent obscurs, mais la région d'Och est connue pour avoir fourni d'importants contingents au groupe EI en Syrie et en Irak.

Une messe orthodoxe sera prononcée à 12H locales (09H00 GMT) en hommage aux victimes.

Les corps des victimes vont commencer à être rendus à leurs proches, a indiqué le Comité d'enquête, qui a précisé que l'identité de l'une d'elles n'avait pas encore été établie.

La vie a repris son cours dans la deuxième ville de Russie, dont le métro restait moins fréquenté qu'à l'habitude selon une journaliste de l'AFP sur place.

Cet attentat est un "défi lancé à tous les Russes, (...), y compris à notre président" Vladimir Poutine, avait réagi mardi le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov.

Le pays, qui mène en Syrie une opération militaire en appui à Damas, n'avait pas été aussi durement touché depuis l'explosion en plein vol le 31 octobre 2015 d'un avion reliant l'Egypte à Saint-Pétersbourg avec 224 personnes à bord.

Depuis cet attentat revendiqué par l'EI, des attaques ont frappé les instables républiques russes du Caucase et les services de sécurité russes ont annoncé à plusieurs reprises avoir démantelé des cellules jihadistes s'apprêtant à frapper Moscou et Saint-Pétersbourg.

Le Conseil de sécurité des Nations unies a fermement condamné un "attentat terroriste barbare et lâche", tandis que le président américain Donald Trump a assuré son homologue russe de son "soutien total".

Avec AFP

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