Liens d'accessibilité

Sahara occidental : "ni paix ni stabilité" sans référendum


Ban Ki-moon s'exprime lors d'une conférence de presse en Algérie, le 5 mars 2016. (AP Photo/Toufik Doudou)

Ban Ki-moon s'exprime lors d'une conférence de presse en Algérie, le 5 mars 2016. (AP Photo/Toufik Doudou)

Il n'y aura "ni paix ni stabilité" sans référendum d'autodétermination au Sahara occidental, a déclaré à Alger un dirigeant du Front Polisario, qui milite pour l'indépendance du territoire annexé par le Maroc.

"Il n'y aura ni paix ni stabilité dans la région tant que le peuple sahraoui restera privé de son droit à l'autodétermination", a martelé Mohamed Salem Ould Salek lors d'une conférence de presse à Alger.

Le Maroc "sait pertinemment qu'en cas de référendum, le peuple sahraoui choisira l'indépendance", a-t-il ajouté. "Nous ne sommes pas Marocains et refusons de devenir Marocains".

Un référendum d'autodétermination prévu en 1992 sur l'ancienne colonie espagnole, sous la supervision de l'ONU, est sans cesse reporté depuis.

Rabat propose depuis 2007 un plan d'autonomie sous sa souveraineté alors que le Polisario, soutenu par Alger, continue de réclamer une consultation électorale. Les indépendantistes accusent la France de bloquer cette option par son droit de véto au Conseil de sécurité de l'ONU.

Début mars,le secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, a effectué une visite dans un camp de réfugiés sahraouis en Algérie dans l'espoir de faire avancer le règlement de ce conflit qui dure depuis quatre décennies.

M. Ban a demandé à son émissaire pour le Sahara occidental de reprendre ses tournées afin de tenter de relancer les pourparlers entre Rabat et le Front Polisario.

Il a également fait savoir qu'il se rendrait dans le courant de l'année -qui est sa dernière en tant que secrétaire général- dans la capitale marocaine ainsi qu'à Laayoune, principale localité du Sahara occidental où se trouve le quartier général de la mission de l'ONU (Minurso).

Selon M. Ban, Rabat et le Polisario "n'ont fait aucun progrès réel dans les négociations devant aboutir à une solution juste et acceptable par tous, fondée sur l'autodétermination du peuple du Sahara occidental".

Le dossier a récemment tendu les relations entre Rabat et l'ONU. M. Ban a été accusé par les autorités marocaines d'avoir manquer d'"objectivité" en utilisant le terme d'"occupation" pour décrire le statut du Sahara occidental.

M. Ban s'était plaint lundi d'un "manque de respect" envers sa personne et l'ONU, à la suite d'une manifestation réunissant des centaines de milliers de personnes à Rabat "qui l'avait pris pour cible personnellement".

Le Maroc a annoncé mardi une "réduction significative" de sa participation à la mission de l'ONU au Sahara occidental, une nouvelle escalade dans ce dossier.

Avec AFP

XS
SM
MD
LG