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Rwanda : cinq ans de prison pour s'être trop approchés de la résidence de Kagame


Le président rwandais Paul Kagame, d'un air pensif, suit une question posée lors d'une discussion de panel au campus universitaire de Tufts, mardi 22 avril à Meford.

Le président rwandais Paul Kagame, d'un air pensif, suit une question posée lors d'une discussion de panel au campus universitaire de Tufts, mardi 22 avril à Meford.

Les huit personnes sont accusées d’"incitation au soulèvement" pour s'être trop approchées de la résidence du président rwandais Paul Kagame alors qu’elles faisaient leur prière.

Elles étaient à dix au moment de la prière mais seuls huit ont été condamnées et neuf d'entre elles étaient des femmes.

"Huit des dix prévenus ont été condamnés pour incitation au soulèvement", a déclaré leur avocat, Napoléon Nsanzimana, à l'AFP.

Leur forfait était de s'être rendu à proximité de la résidence du président Kagame. Les faits se sont passés en juillet 2013 lorsque les membres du groupe de prière ont été arrêtés, précise Nsanzimana.

Pour leur défense, les prévenus ont dit au jury que l’un d’eux, une femme nommée Chantal Mutamba avait un avertissement divin pour les Rwandais qu’ils appelaient à cesser de "pécher". Ils demandaient aux Rwandais d’arrêter de se quereller, de renoncer à l'adultère et le recours à l'avortement, pratique légale dans le pays sous certaines conditions.

Les prévenus ont affirmé qu’ils n'avaient en aucun cas l'intention de porter un message au président rwandais prédisant la fin de son régime "dictatorial".

Leur avocat a indiqué à AFP que pour la cour, les autres prévenus avaient tort de suivre la révélation de Mme Mutamba qui, d’après les juges, avait des problèmes (psychologiques) et n'était pas dans son état normal le jour de la révélation.

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