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Russie : Snowden dénonce une loi "Big Brother" de "surveillance de masse"


Edward Snowden le lanceur d'alerte, qui a fui les Etats-Unis après avoir révélé l'ampleur de la surveillance menée par les services de renseignement américains, ici lors d'un vidéo-conférence, 24 septembre 2015

Edward Snowden le lanceur d'alerte, qui a fui les Etats-Unis après avoir révélé l'ampleur de la surveillance menée par les services de renseignement américains, ici lors d'un vidéo-conférence, 24 septembre 2015

L'ex-consultant du renseignement américain Edward Snowden, réfugié en Russie, a dénoncé samedi des lois antiterroristes adoptées par les députés russes qui relèvent selon lui de "Big Brother" et de la "surveillance de masse", demandant qu'elles ne soient pas promulguées.

"La nouvelle loi russe Big Brother constitue une violation inapplicable et injustifiable des droits qui ne devrait jamais être promulguée", a écrit sur Twitter le lanceur d'alerte, qui a fui les Etats-Unis après avoir révélé l'ampleur de la surveillance menée par les services de renseignement américains.

"La surveillance de masse ne marche pas. Ce texte va coûter de l'argent et de la liberté à chaque Russe sans améliorer la sécurité", a-t-il insisté dans un autre message.

Adoptés vendredi lors de la dernière séance de la Douma (chambre basse) avant les législatives du 18 septembre, les projets de loi en question obligent en particulier les opérateurs de télécommunications et internet à stocker les messages, appels et données des utilisateurs pendant six mois pour les transmettre aux "agences gouvernementales appropriées" sur leur demande.

Les réseaux sociaux se voient également obligés de stocker les données pendant six mois, selon l'un de ces textes qui doivent encore être approuvés par le Conseil de la Fédération (chambre haute) et promulgués par M. Poutine.

Ce délai de six mois "n'est pas seulement dangereux, il est inapplicable", a prévenu M. Snowden.

Ces lois ont été dénoncées par l'opposition russe comme une tentative de "surveillance totale" de la part des autorités, mais aussi par le secteur de la haute technologie qui a critiqué un coût exorbitant.

Elles introduisent par ailleurs des peines de prison pour la non-dénonciation d'un délit, abaissent l'âge de la responsabilité pénale à 14 ans et introduisent des peines allant jusqu'à sept ans de détention pour la "justification publique du terrorisme", y compris sur internet.

Avec AFP

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