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RSF fustige les menaces qui pèsent sur la presse dans l'est de la RDC


Des rebelles du M23 dans l'est de la RDC, où la liberté de la presse est de plus en plus restreinte, constate RSF

Des rebelles du M23 dans l'est de la RDC, où la liberté de la presse est de plus en plus restreinte, constate RSF

Alors que les combats entre le M23 et l’armée congolaise dans l’Est de la République démocratique du Congo (RDC) ont repris, et se sont intensifiés à une dizaine de kilomètres de Goma depuis le 20 mai dernier, l’ONG Reporters sans Frontières (RSF) se dit particulièrement inquiète sur la situation des journalistes, et à propos de la libre circulation de l’information.


RSF, qui a parlé à plusieurs journalistes et aux deux principaux responsables du M23, Bertrand Bisimwa et René Abandi, précise que « le paysage médiatique dans les territoires sous contrôle du M23 est marqué par les menaces, la censure, le contrôle des lignes éditoriales, la prise en otages de médias et parfois les enlèvements de journalistes ».

Delphine Halgan, responsable RSF à Washington, a souligné dans une interview avec la Voix de l'Amérique (VOA) que l’ONG a « observé de nombreuses violations de la liberté de la presse ». Mis à part les civils, de nombreux journalistes ont fait part à RSF « de véritables menaces ». Une dizaine de journalistes ont dû fuir la région, craignant pour leurs vies, et ont trouvé refuge à Goma, ou encore Kinshasa.

Toujours selon RSF, après les premières violations imputables au M23 et observées contre les médias en 2012, l’ONG avait demandé aux responsables du mouvement de garantir aux journalistes le droit d’exercer leur profession à l’abri des menaces. Et à l’époque, ces derniers s’étaient engagés à garantir la liberté de la presse. Aujourd’hui, la réalité sur le terrain est toute autre.
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