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RSF dénonce les sévices infligés aux professionnels des média en Centrafrique



L’ONG de défense de la presse Reporters sans Frontières (RSF) s’est dite « atterrée » par la mort de la journaliste centrafricaine Elisabeth Blanche Olofio. Elle est décédée à Bangui le 22 juin des séquelles de la violente agression dont elle avait été victime en janvier 2013 par des hommes de la rébellion Séléka.

Cette journaliste à Radio Be Oko de Bambari, au Centre de la République centrafricaine, (RCA) avait été ciblée parce que les rebelles de la Seleka lui reprochaient d’avoir « la langue bien tranchante », rappelle RSF.

D’abord soignée de façon traditionnelle, elle avait été transférée à Bangui en février 2013, sans jamais se remettre des séquelles physiques et mentales conséquentes à ces sévices.

« La mort de cette journaliste, qui, selon tous les témoins est clairement due aux séquelles de sa violente agression par des hommes armés, rappelle les graves dangers qui pèsent sur les acteurs des médias en République centrafricaine depuis maintenant près de deux ans » déclare RSF dans un communiqué.

Le 18 juin, l’ONG a cosigné une lettre ouverte appelant le gouvernement de transition centrafricain et la communauté internationale à tout mettre en œuvre pour respecter et faire appliquer le droit à l’information, et protéger les professionnels des médias.

RSF a déploré le contexte de la criminalité ambiante en Centrafrique, évoquant les aggressions perpétrétes contre deux autres journalistes, Désiré Luc Sayenga et René Padou, qui ont succombé à leurs blessures. Sans oublier la mort le 13 mai de la photographe française Camille Lepage, retrouvée sans vie lors d’un contrôle routier entre Bouar et Baboua, à l’ouest du pays.
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