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Rome invite des réfugiés syriens et espère faire école


Des réfugiés syriens, au poste-frontière de Bab al- Salam , près de la Turquie, le 5 février 2016 .

Des réfugiés syriens, au poste-frontière de Bab al- Salam , près de la Turquie, le 5 février 2016 .

Le ministre italien des Affaires étrangères, Paolo Gentiloni, a accueilli lundi à l'aéroport Fiumicino de Rome une centaine de réfugiés syriens arrivés de Beyrouth dans le cadre d'un corridor humanitaire, espérant que cette initiative fasse école.

A l'heure où plusieurs pays d'Europe centrale et des Balkans cherchent à fermer leurs frontières, le ministre a souhaité mettre en avant cette initiative de trois organisations religieuses italiennes, dont la communauté Sant'Egidio.

Une première famille syrienne était arrivée le 4 février dans le cadre de ce programme, qui doit faire venir à terme un millier de réfugiés syriens, dont de nombreux enfants, en leur épargnant les dangers d'un voyage clandestin via la Méditerranée.

M. Gentiloni a souhaité que ce programme devienne "un message contagieux" susceptible de sauver des milliers de vies si d'autres pays l'adoptent.

"Il est indispensable d'avoir un engagement commun et d'éviter des initiatives unilatérales", comme "la construction de murs" ou l'établissement de quotas pour les réfugiés, a martelé le chef de la diplomatie italienne.

"Les corridors humanitaires ne sont pas +la+ solution de la crise migratoire, mais ils représentent un élément de réponse", a-t-il insisté.

Les réfugiés syriens, épuisés après un long séjour dans des camps au Liban puis le voyage vers l'Italie, ont écouté en souriant, sans les comprendre, les déclarations du ministre et d'autres responsables.

Un garçon d'une dizaine d'années, ayant perdu une jambe et se déplaçant sur des béquilles, s'est avancé devant les caméras, tandis qu'une fille, timide, s'est cachée derrière son père.

"Toute sa famille a eu des problèmes avec les bombardements, les éclats d'obus, qui plus et qui moins", a expliqué Marco Sandrone, un bénévole italien.

"C'est impossible à décrire. C'est une grande, grande tragédie. Vous pouvez le voir sur ces gens, la tristesse sur leurs visages, ils méritent la chance d'avoir une vie meilleure", a déclaré Abboud Nakhle, 29 ans, originaire de Homs.

Avec AFP

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