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Réunion en Guinée pour accélérer la livraison de vaccins contre des maladies virales


Des femmes célèbrent la fin de l'épidémie d'Ebola en Afrique de l'Ouest, Freetown, Sierra Leone, 7 novembre 2015.

Des femmes célèbrent la fin de l'épidémie d'Ebola en Afrique de l'Ouest, Freetown, Sierra Leone, 7 novembre 2015.

Les pays africains doivent avoir un stock suffisant de vaccins pour faire face aux épidémies de fièvres hémorragiques virales comme Ebola, ont estimé des participants à une réunion internationale qui s'est ouverte vendredi à Conakry en présence de chercheurs venus d'Europe, d'Amérique et d'Afrique.

"Nous avons tenu à organiser cet atelier scientifique international sur la problématique de l'accélération de la disponibilité des vaccins (...) afin d'avoir des vaccins de qualité, accessibles et abordables pour les populations exposées à la menace", a déclaré le président guinéen Alpha Condé au début de la réunion, qui se poursuit jusqu'à dimanche.

Organisée par les autorités guinéennes, elle se tient onze jours après que le dernier cas connu d'Ebola en Guinée a été officiellement déclaré guéri. Il s'agit d'une petite fille de près de cinq semaines, dont la mère est décédée, qui doit sortir samedi du centre de traitement anti-Ebola de l'ONG Médecins sans frontières (MSF) où elle a reçu un soutien médical spécialisé.

Parmi les vaccins en cours d'élaboration contre Ebola, le VSV-EBOV - développé par l'Agence de la santé publique du Canada et dont la licence est détenue par les laboratoires américains NewLink Genetics et Merck - est le premier à s'être révélé efficace, selon les publications médicales.

L'essai de ce vaccin a eu lieu en Guinée avant d'être étendu en Sierra Leone voisine.

"Nous devons négocier pour avoir un nombre suffisant de stocks parce que nous ignorons si nous serons à l'abri d'autres flambées", a expliqué Sakoba Keïta, responsable de la coordination nationale de lutte anti-Ebola.

L'épidémie d'Ebola en Afrique de l'Ouest, la plus grave depuis l'identification du virus en Afrique centrale en 1976, a fait plus de 11.300 morts sur 29.000 cas recensés, un bilan toutefois sous-évalué d'après l'Organisation mondiale de la Santé (OMS).

Les victimes se concentrent à 99 % dans trois pays limitrophes: la Guinée, d'où est partie l'épidémie en décembre 2013, la Sierra Leone, où la fin de l'épidémie a été proclamée le 7 novembre, et le Liberia, où plusieurs cas ont été recensés ces derniers mois.

Un pays est déclaré exempt de transmission d'Ebola lorsque deux périodes de 21 jours - la durée maximale d'incubation du virus - se sont écoulées sans nouveau cas depuis le second test négatif sur un patient guéri.

AFP

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