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Mali: retrait des français à partir de Mars


Une vue de la ville de Kidal avant l'intervention contre les islamistes

Une vue de la ville de Kidal avant l'intervention contre les islamistes

La nouvelle a été annoncée par Laurent Fabius, ministre français des Affaires étrangèresau journal Metro. Les forces françaises commenceront à se retirer du Mali le mois prochain, si tout se passe comme prévu, a-t-il souligné.
Par ailleurs, le ministre français de la défenses, Jean-Yves le Drian affirme que les frappes aériennes et les attaques au sol, menées en collaboration avec les forces maliennes, ont tué plusieurs centaines de rebelles à Konna et Gao, au cours du mois passé.

Concernant le contrôle des villes libérées, la France prévoit de passer le relais aux forces malienne et africaine. 1.800 soldats tchadiens sont arrivés à Kidal pour sécuriser la ville, selon les autorités françaises, et prêter main forte à l’armée française.

Pour le moment, les soldats maliens ne sont pas entrés dans cette ville qui a été le dernier bastion des groupes islamistes.

Kidal a été le fief d’Iyag Ag Ghali, chef d’Ansar Dine, de son dissident Alghabass Ag Intalla du Mouvement Islamique de l’Azawad, et aujourd’hui le MNLA (Mouvement National de Libération de l’Azawad) revendique le contrôle de cette ville du Nord-Mali.

Sur l’absence des soldats maliens à Kidal, la VOA a obtenu la réaction de Makan Konaté, président du Collectif des patriotes, un mouvement proche de l’ancienne junte du capitaine Amadou Haya Sanogo.

"L'armée malienne ," dit-il, "veut donner un temps à l'armée française, la France ayant des otages dans la région, pour qu'on localise ces otages."

Des combattants du MNLA (archives)

Des combattants du MNLA (archives)



M. Konaté rejette toute possibilité de négociation avec le MNLA, tant que ce groupe continuera d'avoir des armes.

"On ne peut pas négocier avec des gens qui ont des armes; il va falloir les désarmer totalement," ajoute le chef du Collectif des patriotes qui souligne que même après cette étape, il faudra "définir les termes de référence de ces négociations".

En dépit d'un appel du président intérimaire malien, Dioncounda Traoré, à une solution négociée avec le MNLA, Makan Konaté estime que ce groupe de rebelles Touareg "n'est pas représentatif".

Jusqu'à présent, la France et les Etats-Unis ont insisté sur la nécessité d'un dialogue au Mali, en vue d'aboutir à une solution durable de la crise.

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