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Retour à la normale en Sierra-Leone


Pendant trois jours, les responsables sanitaires ont fait du porte à porte pour informer les populations et identifier des malades

Pendant trois jours, les responsables sanitaires ont fait du porte à porte pour informer les populations et identifier des malades

Fin du verrouillage de trois jours des populations en Sierra Leone, une mesure qui visait à enrayer la propagation du virus à Ebola qui a déjà causé plus de 2.600 morts en Afrique de l’Ouest.

Le ministère sierra-léonais de la Santé a déclaré dimanche qu'il avait atteint 75 % de son objectif, et que l’opération a touché environ 1,5 million de foyers. Au moins 130 nouveaux cas de la maladie ont été détectés, et des dizaines de cadavres de victimes repérés.

Le médecin en chef de la Sierra Leone, Brima Kargbo, a dit à la Voix de l’Amérique (VOA) que les autorités ont demandé aux gens de ne pas cacher des membres de leur famille infectés par le virus à Ebola et de ne pas conserver des cadavres dans leurs maisons.

« Une fois dans une maison, nous éduquons les gens, qui à leur tour nous disent s’ils ont un malade. Et on demande alors à cette personne si elle a été en contact avec à un malade du virus à Ebola, et si cela s’avère avoir été le cas, elle est emmenée dans un centre de soins, des échantillons de sang sont prélevés et testés, et s'ils sont positifs, les malades restent là, dans le centre », a expliqué le Dr Kargbo.

Le gouvernement avait ordonné aux six millions d'habitants du pays de rester chez eux vendredi, samedi et dimanche afin que les équipes de santé puissent faire du porte-à-porte pour tenter de localiser les patients cachés et d'éduquer le reste de la population sur la façon d'éviter la maladie mortelle.

L'opération s’est déroulée apparemment sans incidents, sauf samedi lorsque des jeunes ont attaqué des travailleurs qui essayaient d'enterrer des corps de victimes d'Ebola près de la capitale, Freetown. Les assaillants se sont dispersés après l'arrivée de renforts pour protéger l'équipe chargée de la sépulture.

Selon les autorités, la sensibilisation sur la fièvre hémorragique à virus Ebola se poursuivra dans les communautés qui ont été identifiées comme des points chauds à travers le pays.

Selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS), le virus a officiellement infecté plus de 5.700 personnes en Sierra Leone, au Libéria et en Guinée cette année, et fait prés de 2.800 morts. Mais l'OMS est d'avis que le vrai bilan est probablement beaucoup plus lourd.

L'administration Obama a promis une assistance de jusqu'à 500 millions de dollars et l’envoi de 3.000 soldats dans la région pour ériger des hôpitaux de campagne et offrir une aide logistique.

Déjà, deux équipes de militaires américains ont débarqués à Monrovia, la première jeudi dernier, la seconde ce dimanche. D'autres sont attendues cette semaine. La présidente du Libéria, Ellen Johnson Sirleaf, s'est félicitée de l'aide américaine, en exprimant l'espoir que le geste des Etats-Unis inspireraient d'autres pays à venir en aide à l'Afrique de l'Ouest.

Par ailleurs, la Fondation Bill & Melinda Gates, une ONG privée américaine, a fait savoir qu'elle consacrera 50 millions $ US pour lutter contre l'épidémie de virus à Ebola.

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