Liens d'accessibilité

Reprise du dialogue entre le gouvernement vénézuélien et l'opposition


Le président Nicolas Maduro

Le président Nicolas Maduro

Le Vatican avait encouragé les deux parties à engager des discussions constructives en vue de trouver une solution durable et acceptable à la grave crise que traverse ce pays sud-américain.

Le gouvernement du Venezuela et l'opposition ont repris langue lundi et cherchent à organiser une réunion le 30 octobre, alors que le pays traverse une grave crise politique, a annoncé l'émissaire du pape François, Emil Paul Tscherrig.

"Aujourd'hui le dialogue national a débuté par une rencontre entre représentants du gouvernement et de l'opposition, avec l'objectif d'établir les conditions pour organiser une réunion plénière sur l'île Margarita (dans le nord du pays) le 30 octobre", a déclaré l'émissaire, nonce apostolique en Argentine, lors d'une conférence de presse.

Le pape François a reçu lundi le président vénézuélien Nicolas Maduro et lui a demandé de mener "un dialogue sincère et constructif" avec l'opposition pour maintenir la cohésion sociale dans son pays en crise, a annoncé le Vatican.

Durant l'audience, qui n'avait pas été préalablement annoncée, le pape a affirmé avoir "à coeur le bien de tous", selon un communiqué du Saint Siège.

Henrique Capriles, chef de file de l'opposition vénézuelienne

Henrique Capriles, chef de file de l'opposition vénézuelienne

"Il l'a invité à entrer avec courage dans la voie d'un dialogue sincère et constructif" avec l'opposition qui demande son départ, afin "d'alléger les souffrances de la population, en particulier les pauvres" et de maintenir "la cohésion sociale".

"Cette rencontre est intervenue dans le cadre de la préoccupante situation de crise politique, sociale et économique que le pays traverse, avec de lourdes répercussions sur la vie quotidienne de la population", souligne ce texte.

Nicolas Maduro, héritier politique de l'ex-président Hugo Chavez (1999-2013), est en proie à une vive contestation au sein de son pays. L'opposition l'accuse d'avoir fait sombrer le pays pétrolier, en n'ayant pas su prévoir ni réagir à temps à la chute des cours du brut.

La tension est encore montée d'un cran avec la suspension sine die jeudi du processus de referendum révocatoire voulue par l'opposition de la Table pour l'unité démocratique (MUD, centre droit) pour obtenir le départ anticipé du président Maduro dont le mandat s'achève en 2019.

En réponse, le Parlement, dominé par l'opposition, a adopté dimanche une résolution déclarant "l'existence d'un coup d'Etat commis par le régime de Nicolas Maduro".

Un envoyé du pape s'est entretenu pour sa part au Venezuela avec des responsables de l'opposition et du gouvernement afin de rétablir le dialogue.

Les Vénézuéliens sont confrontés à des files d'attente interminables dans des magasins de plus en plus vides, à une inflation estimée par le FMI à 475% pour cette année et à 1.660% pour 2017, et à une criminalité parmi les plus élevées au monde.

Avec AFP

XS
SM
MD
LG