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RSF s’inquiète de "la brusque dégradation" de la liberté de la presse en RDC


Reporters sans frontières publie la carte du classement mondial de la liberté de la presse.

Reporters sans frontières publie la carte du classement mondial de la liberté de la presse.

En 2016, la RDC occupe la 152e place sur 180 dans le classement mondial 2016 de la liberté de la presse établi par Reporter sans frontière. L'an passé, le pays était à la 150e place.

RSF vient de publier son rapport annuel sur les libertés de la presse dans le monde.

RSF s'est inquiété dans un communiqué de "la brusque dégradation" de la situation de la liberté de la presse en République démocratique du Congo.

La RDC occupe la 152e place sur 180 dans le classement mondial 2016 de la liberté de la presse établi par RSF, reculant de deux places en une année, note cette organisation de défense de la presse.

"Au-delà de la place au classement (...) c'est la performance absolue de la RDC en matière de liberté de la presse qui s'effondre", explique Constance Desloire du bureau Afrique de RSF.

"Les détentions arbitraires, les coupures de signaux radio et les intimidations se normalisent. Nous sommes très inquiets de l'accroissement de toutes ces agressions envers les journalistes et les médias du pays", ajoute le texte.

Selon RSF, "le pouvoir harcèle de plus en plus les organes de presse" en RDC, alors que le climatpolitique est très tendu dans le pays en raison de l'incertitude liée au très probable report de la présidentielle, censée avoir lieu à la fin du mois de novembre.

En RDC, l'opposition accuse le président congolais Joseph Kabila, au pouvoir depuis 2001 et à qui la Constitution interdit de se représenter, de manoeuvrer pour se maintenir à la tête du pays au-delà du terme de son mandat.

En 2015, "une dizaine de médias ont même été fermés ou suspendus, des émissions interdites, du matériel confisqué et des locaux saccagés dans plusieurs régions du pays", ajoute le communiqué.

RSF dénonce également une "insuffisance des autorités congolaises dans la protection physique des journalistes", citant entre autres le cas du meurtre en avril 2015 du journaliste Soleil Balanga dans l'ancienne province de l'Équateur (nord-ouest).

Interrogé par l'AFP, le ministre de la Communication et des Médias, Lambert Mende, a indiqué que les crimes contre les journalistes "ne sont ni tolérés, ni impunis".

En février, la justice congolaise a condamné à la peine capitale un des cinq prévenus poursuivis pour l'assassinat de M. Balanga. Depuis 2002, la peine de mort n'est plus appliquée en RDC suite à un moratoire mais commuée en prison à perpétuité.

Mercredi, l'organisation congolaise Journaliste en danger (Jed) a dénoncé l'agression le 14 avril à Kikwit dans la province du Kwilu (sud-ouest) du journaliste Badylon Kawanda, travaillant pour une radio locale, "dansles installations de l'ANR (Agence Nationale des Renseignements)", "après avoir décliné sont identité de journaliste."

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